Conseils et ressources pratiques Archives - Infans

La rentrée est finie et votre planning d’accueil présente encore des disponibilités ? Ne pas trouver de contrat à cette période suscite de l’inquiétude, mais il faut garder à l’esprit que cette situation s’inscrit aussi dans une conjoncture globale complexe.

Point terrain : un secteur de la petite enfance en pleine mutation

Avant de remettre en question votre pratique ou la qualité de vos accueils, il est essentiel de prendre du recul sur la réalité sociodémographique actuelle :

  • La baisse continue de la natalité : la baisse du nombre de naissances enregistrée ces dernières années réduit mécaniquement le nombre de jeunes enfants à accueillir sur l’ensemble du territoire.
  • L’instauration du congé de naissance : ce nouveau congé rentré en vigueur cet été, a considérablement changer la donne sur l’accueil des jeunes enfants. Les premiers retours montrent que les parents se saisissent plus facilement de ce congé du fait des avantages qu’il leur procure.
  • Des disparités territoriales marquées : la situation est très hétérogène d’une commune à l’autre. Alors que certaines zones souffrent d’un manque criant de modes de garde, d’autres bassins de vie affichent une offre supérieure à la demande locale, rendant la signature de contrats plus difficile.

Comprendre ces dynamiques permet de déculpabiliser. Il existe heureusement des leviers d’action pour débloquer votre situation, valoriser ce temps disponible ou envisager la suite de votre parcours.

Activer et optimiser sa visibilité locale

Pour être contactée par les parents, il est indispensable d’informer votre réseau de vos places disponibles.

  • Mettre à jour le profil monenfant.fr : ce site géré par la CAF constitue le premier réflexe de recherche des familles. Vérifiez que vos créneaux libres et vos coordonnées y sont parfaitement renseignés.
  • Contacter le Relais Petite Enfance (RPE) : prévenez l’animatrice de votre secteur. Les parents en recherche de dernière minute s’adressent très souvent à ce service.
  • Mobiliser le réseau de proximité : prévenez vos collègues assistantes maternelles qui affichent complet afin qu’elles réorientent les familles vers vous.
  • S’inscrire sur des plateformes spécialisées : de plus en plus de plateformes en ligne permettent de s’inscrire en tant qu’assistante maternelle pour indiquer que vous avez des places d’accueil disponibles à l’instar de Nounou Top.

Diversifier son offre et sécuriser ses revenus

En attendant de signer un contrat à temps plein, adapter votre proposition permet de maintenir une activité et des rentrées d’argent.

  • Proposer de l’accueil occasionnel ou d’urgence : dépanner des parents dont l’assistante maternelle est absente ou assurer un relais temporaire permet de créer du lien avec de nouvelles familles.
  • Envisager l’accueil périscolaire : prendre en charge des enfants après l’école ou le mercredi aide à compléter un planning incomplet.
  • Effectuer les démarches auprès de France Travail : en cas de perte d’activité ou de baisse de revenus, mettez à jour votre situation pour bénéficier de l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) si vous remplissez les conditions d’attribution.

Transformer ce temps disponible en opportunité de formation

Une période de sous-activité ne doit pas être subie. C’est le moment idéal pour enrichir vos compétences et renforcer votre attractivité auprès des parents.

  • Développer de nouvelles expertises : approfondissez des thématiques très demandées par les familles comme la gestion des émotions, la langue des signes bébé, l’alimentation.
  • Bénéficier des droits de formation : en tant qu’assistante maternelle, vous disposez d’un accès à la formation continue intégralement financé, avec maintien de salaire ou indemnisation selon votre statut au moment de la session.
  • Se former à distance à son rythme : les parcours en ligne permettent de monter en compétences directement depuis chez vous, sans contrainte de déplacement, tout en restant disponible pour recevoir des familles en entretien.

Découvrez nos formations à distance financées par le plan de développement des compétences et préparez dès aujourd’hui la suite de votre activité.

Envisager une reconversion : faire le point grâce au bilan de compétences

Si cette baisse d’activité déclenche une réflexion plus globale sur votre avenir professionnel, c’est peut-être le signe qu’il est temps de changer d’horizon. Les années passées auprès des enfants vous ont permis d’acquérir de solides compétences transversales (organisation, gestion du stress, pédagogie, écoute) valorisables dans de nombreux autres métiers.

  • Réaliser un bilan de compétences : cet accompagnement sur mesure vous permet de faire le point sur vos atouts, vos motivations et d’élaborer un projet de reconversion réaliste et épanouissant.
  • Sécuriser votre expérience avec la VAE : la VAE vous permet d’obtenir un diplôme par le biais de vos expériences passées, par ce biais, vous pouvez découvrir de nouvelles opportunités dans le monde de la petite enfance.
  • Mobiliser son CPF : le bilan de compétences et la VAE sont éligibles au financement via votre Compte Personnel de Formation (CPF). Des prises en charge complémentaires sont également possibles via France Travail.

Un profil régulièrement mis à jour et valorisé par de nouvelles compétences rassure les parents et fait la différence lors des premiers échanges.

Un guide pratique pour aborder la nouvelle année professionnelle avec sérénité et professionnalisme.

Pour les assistantes maternelles, le mois de septembre est synonyme de grands mouvements. Entre le départ vers l’école des plus grands, l’arrivée de nouveaux tout-petits et la réorganisation des plannings, cette période demande un réel investissement d’anticipation et d’adaptation.

Pour vivre cette transition de manière fluide, la réussite de la rentrée repose sur un équilibre subtil entre une organisation logistique rigoureuse, un partenariat de confiance avec les parents et un accompagnement bienveillant des enfants dans leurs émotions.

1. L’aspect organisationnel : poser des bases solides et anticipées

Une rentrée sereine se prépare bien avant l’arrivée du premier enfant. L’organisation matérielle et administrative permet de dégager de l’esprit pour se consacrer pleinement à l’humain.

Mise à jour administrative et contractuelle

  • Vérification des dossiers : Assurez-vous que les informations des enfants sont à jour: fiches de renseignements, autorisations d’administration de médicaments, ordonnances, vaccinations.
  • Plannings et mensualisations : Clarifiez avec les parents les horaires prévus, les semaines de congés afin d’éviter tout malentendu durant l’année.
  • Accueil : Demandez une turbulette, et une tenue de rechange à la bonne taille. Les enfants ont grandi durant l’été!

Aménagement de l’espace d’accueil

L’arrivée de nouveaux enfants implique souvent d’adapter l’environnement aux différents stades de développement :

  • Sécurisation des espaces : Contrôlez le matériel de puériculture (lits à barreaux, sièges auto, chaises hautes) et sécurisez les zones de jeu.
  • Espaces modulables : Prévoyez un coin bébés cocooning et sécurisé, à l’écart des zones de jeu dynamique des plus grands.
  • Matériel et jeux : Renouvelez les bacs d’activités en privilégiant des jeux favorisant l’exploration autonome et la motricité fine.

2. L’aspect relationnel avec les parents : coconstruire une alliance éducative

Accueillir un enfant, c’est aussi accueillir ses parents. Pour ces derniers, la séparation est souvent source de doutes ou d’inquiétudes. Instaurer une relation partenariale fondée sur l’écoute, la communication bienveillante et le respect mutuel est essentiel dès les premiers contacts, des axes au cœur de la formation sur la relation avec les familles et la communication professionnelle.

La période de familiarisation : une étape incontournable

La période de familiarisation ne se limite pas à habituer l’enfant à son nouvel environnement ; elle permet aux parents de découvrir votre fonctionnement et de poser leurs questions. Cette période est parfois également nécessaire après une longue absence, comme les congés. Certains enfants ont besoin d’une reprise en douceur.

  • Progression douce : Planifiez des temps de présence courts au début, idéalement avec le parent, puis sans lui pour de petites durées.
  • Échange sur les habitudes : Prenez le temps de consigner les rituels du domicile (endormissement, doudou, alimentation, repères de réconfort) afin d’assurer une continuité bienveillante.

Une communication quotidienne fluide et bienveillante

  • Transmissions ciblées : Privilégiez des temps de transmission qualitatifs matin et soir. Le cahier de liaison (ou application dédiée) complète utilement les échanges oraux pour consigner les informations physiologiques (repas, sieste, changes).
  • Accompagnement à la parentalité : Adoptez une posture d’écoute sans jugement. Valorisez les compétences parentales et rassurez les familles sur l’épanouissement de leur enfant à travers des anecdotes concrètes et des photos.

3. L’aspect relationnel avec les enfants : sécurité affective et repères

Pour le tout-petit, la rentrée représente une grande aventure : de nouveaux bruits, d’autres enfants et de nouvelles figures d’adulte.

Accompagner la séparation et accueillir les émotions

  • Nommer les ressentis : Mettez des mots simples sur ce que vit l’enfant : « C’est difficile de dire au revoir à papa/maman, mais ils reviendront après le goûter. »
  • Contenant affectif : Proposez votre présence, une posture disponible au sol et un environnement sécurisant pour l’aider à réguler ses tempêtes émotionnelles.
  • Objet de transition : Laissez le doudou ou la tétine accessible à tout moment de la journée, et pas seulement pour la sieste.

Structurer la journée grâce aux rituels

Les rituels sont des repères visuels et temporels rassurants pour le jeune enfant :

  • Repères fixes : Conservez des horaires réguliers pour les repas, les temps de repos et les sorties.
  • Compréhension du temps : Utilisez des chansons d’accueil, des histoires ou des repères visuels pour matérialiser les étapes de la journée.
  • Rythme individuel : Veillez à respecter l’horloge biologique de chaque enfant, notamment pour le sommeil des bébés, même au sein de la dynamique de groupe.

En conclusion : prenez aussi soin de vous !

Penser à l’accueil des enfants et à la réassurance des parents ne doit pas vous faire oublier votre propre bien-être. La rentrée demande une grande énergie physique et émotionnelle. Des thématiques de formation axées sur la prévention du stress, l’ergonomie (prévention des TMS) ou encore la bientraitance professionnelle vous aident à préserver votre équilibre. Accordez-vous des pauses, aménagez votre temps d’activité et n’hésitez pas à vous appuyer sur les réseaux professionnels (RPE, associations d’assistantes maternelles, temps d’analyse des pratiques) pour partager vos expériences et enrichir vos pratiques quotidiennes.

Pour aller plus loin et renforcer vos compétences sur ces thématiques, découvrez également nos programmes de formation continue dédiés à l’accompagnement des émotions, …

Le départ en vacances est souvent un moment mêlé d’excitation et d’appréhension pour les parents. Entre l’organisation des bagages et la gestion de la chaleur, les longs trajets avec des enfants de 0 à 3 ans demandent une préparation rigoureuse pour garantir leur bien-être et leur sécurité.

1. La préparation : anticiper pour mieux voyager

L’anticipation est la clé d’un départ réussi. Pour éviter le stress de dernière minute, une checklist rigoureuse s’impose.

Le sac indispensable pour le trajet

CatégorieÉléments à prévoir pour la route
HygièneGel hydroalcoolique, lingettes, sacs poubelle, nécessaire de change complet, bouteille d’eau.
SécuritéTrousse de secours, vaporisateur d’eau pour rafraîchir, numéros d’urgence.
RepasSacs isothermes, pains de glace, vaisselle incassable (silicone recommandé), gourde d’eau.
ConfortDoudou, sucette (si besoin), une petite couverture légère en coton.

Habiller bébé pour la route


Contrairement aux adultes, les enfants de moins de 2 ans régulent mal leur température corporelle.

  • Matières naturelles : Privilégiez le coton biologique, le lin ou le bambou pour laisser respirer la peau.
  • Évitez le synthétique : Le polyester bloque l’évacuation de la sueur et peut favoriser les irritations.
  • Coupes amples : Choisissez des vêtements fluides qui permettent à l’air de circuler librement.
  • Couleurs claires : Le blanc ou le beige réfléchissent la lumière et accumulent moins la chaleur.

2. L’organisation durant le trajet : Gérer la chaleur et l’hydratation

Pendant le voyage, la priorité absolue reste la protection contre les coups de chaud.

Hydratation constante

Proposez de l’eau très régulièrement, même si l’enfant n’en manifeste pas le besoin. Pour les nourrissons, multipliez les tétées ou les prises de lait, car celui-ci est composé à plus de 80 % d’eau et s’adapte à leurs besoins. N’hésitez pas à laisser une gourde à portée de main des enfants.

Le « test de la nuque »

Pour savoir si l’enfant a trop chaud dans son siège auto, ne touchez pas ses mains ou ses pieds. Posez votre main sur sa nuque ou son thorax : si la peau est moite ou chaude, l’enfant est trop couvert. En cas de forte chaleur, n’hésitez pas à laisser l’enfant en body très léger. Enfin, gardez en tête que le siège-auto en lui-même tient chaud. Vous pouvez donc y ajouter une housse en matière éponge qui permettra d’absorber la transpiration. En revanche, ne laissez pas bébé torse nu dans son siège , bébé sera vite « moite », et la ceinture pourrait l’irriter.

Vigilance en pause et à l’arrêt 

  • Horaires de circulation : Si possible, évitez de rouler (ou de sortir lors des pauses) entre 11h et 16h, heures de rayonnement UV maximal.
  • Protection solaire : Même dans la voiture, utilisez des pare-soleil. En extérieur, prévoyez un chapeau à larges bords et des lunettes de soleil (catégorie 3 ou 4).
  • Aération : Ne couvrez jamais la poussette ou le siège auto avec un lange. Cela crée un effet de serre dangereux qui fait grimper la température en quelques minutes.

3. S’adapter aux besoins alimentaires en déplacement

Le repas durant le trajet peut devenir un moment d’éveil si l’on s’adapte à l’âge de l’enfant.

  • Moins de 6 mois : L’alimentation reste exclusivement lactée. Le lait maternel ou infantile suffit à ses besoins.
  • A partir de 9 mois : Proposez des textures fondantes comme des bâtonnets de carottes ou courgettes cuites à la vapeur, faciles à écraser entre les gencives. Prévoyez des snacks ludiques comme des muffins aux légumes (faciles à tenir) ou des morceaux de fruits frais juteux (melon, pastèque) qui apportent également de l’eau. Une soupe froide servie dans un verre apporte de la fraîcheur et de l’hydratation.
  • Vigilance sécurité : Coupez impérativement les petits fruits ronds, comme les raisins, en deux dans le sens de la longueur pour éviter tout risque d’étouffement.

4. Occuper les enfants : Le trajet comme terrain de jeu

Pour les plus grands, le voyage est une opportunité d’apprentissage ludique.

  • Éveil sensoriel : Prévoyez des petits sacs sensoriels « propices au calme » avec différentes textures (tissu, jouets en silicone doux). En cas de long trajet, Prévoyez des jeux nouveaux que l’enfant découvrira au fur et à mesure. Des jeux avec ventouse à accrocher sur la vitre de la voiture ou du train, un livre en tissu ou un cube d’activité que l’on peut accrocher…
  • Lâcher-prise : Valorisez le plaisir partagé plutôt que la perfection de l’organisation. Un enfant qui s’amuse est un enfant qui supporte mieux le trajet.

5.Pause sportive

Au moment des traditionnelles pauses pipi, n’hésitez pas à proposer un petit sprint pour les plus grands et à installer bébé sur une couverture au sol, histoire de se dégourdir les jambes. En tant que conducteur, vous serez plus attentif et les passagers plus détendus.
En créant ce cadre sécurisé et bienveillant, vous offrez aux enfants des souvenirs estivaux magiques dès les premiers kilomètres.

L’été est la saison idéale pour transformer l’environnement naturel en un véritable laboratoire d’apprentissage à ciel ouvert. Pour vous, organiser un pique-nique est une opportunité unique de favoriser la motricité libre et l’éveil sensoriel des tout-petits. Cependant, une telle sortie avec des enfants de moins de 3 ans demande une organisation rigoureuse pour garantir leur sécurité et leur bien-être sous le soleil.

1. Points de vigilance : la sécurité avant tout

La période estivale impose des précautions strictes pour protéger les jeunes enfants.

Protection solaire : pour protéger les jeunes enfants du soleil, privilégiez des vêtements clairs et couvrants accompagnés de chapeaux et de lunettes de soleil. Appliquez systématiquement une crème solaire haute protection (indice 30+ minimum) toutes les deux heures sur la peau non couverte.
Gestion des UV : évitez toute exposition directe entre 12h et 16h, heures où le rayonnement est le plus dangereux. Recherchez toujours des zones ombragées pour l’installation. Attention, les UV ne chauffent pas. Méfiez-vous des fausses impressions de sécurité lorsqu’il fait plus frais, sous un ciel nuageux ou avec du vent ou encore lors d’activités aquatiques car les UV passent.

Hydratation : proposez de l’eau régulièrement, même si l’enfant ne manifeste pas sa soif.

Vigilance aux jeux d’eau : si votre pique-nique se situe près d’un point d’eau (même un petit bassin), une surveillance visuelle constante et active est obligatoire : un enfant peut se noyer en quelques minutes dans très peu d’eau.

Risques d’étouffement : soyez extrêmement vigilante sur la découpe des aliments, notamment les petits fruits ronds.

N’hésitez pas à faire un rappel sur les gestes qui sauvent :

2. Le menu du pique-nique : recettes par tranches d’âge

L’atelier culinaire commence dès la préparation à la maison, où l’enfant peut participer selon ses capacités. Voici des idées adaptées pour le jour J :

De 0 à 6 mois : l’alimentation lactée

Entre 4 et 6 mois, l’enfant est en pleine diversification alimentaire, il découvre de nouvelles saveurs au-delà de l’alimentation lactée qu’il connaît depuis sa naissance. Vous pouvez proposer des légumes sous forme de purées lisses ou des fruits en compote lisses.

N’oubliez pas que le lait reste l’élément essentiel de son alimentation.

De 6 à 12 mois : la découverte des textures

À cet âge, on privilégie la fraîcheur et la simplicité avec une préhension facilitée.

Bâtonnets de légumes fondants : carottes ou courgettes cuites à la vapeur, assez tendres pour être écrasées entre les gencives, accompagnés d’une sauce au yaourt pour les tremper et rendre l’expérience ludique

Recette rafraîchissante :  purée de fruits frais à la menthe.

De 12 à 18 mois : l’autonomie grandissante

À cet âge, il cherche souvent à imiter les adultes : proposez-lui un pique-nique qui ressemble au vôtre, tout en étant adapté à ses besoins. On limite le sel et la quantité de protéines, mais on partage un moment privilégié dans un cadre détendu et stimulant.

Tartines colorées : fromage frais étalé sur du pain de mie, agrémenté de petits morceaux de légumes fondants pour créer des visages amusants.

Éveil aux fruits : morceaux de melon ou de pastèque bien juteux, faciles à saisir.

De 18 mois à 3 ans : le plaisir des saveurs

C’est l’âge idéal pour les préparations plus élaborées et ludiques, car l’enfant affine sa motricité fine et apprécie la diversité des goûts et des couleurs dans son assiette.

Wraps aux saveurs douces : utilisez des galettes de blé ou de maïs tartinées de fromage frais ou d’houmous maison, garnies de lamelles de dinde ou de jambon, et de fines tranches d’avocat ou de carottes râpées pour une prise en main ludique.

Muffins aux légumes : préparez des petits muffins à base de courgettes râpées, de carottes ou d’épinards. Ces bouchées sont faciles à tenir et constituent une manière ludique de consommer des légumes en plein air.

Atelier culinaire participatif : impliquer l’enfant dans la préparation en le laissant éplucher, verser ou étaler les ingrédients. Cette participation favorise son autonomie et son éveil aux textures.

3. Les éléments essentiels dans votre sac

Pour un pique-nique réussi, l’anticipation est la clé. Voici notre proposition de checklist avant le départ :

CatégorieÉléments indispensables
HygièneGel hydroalcoolique, lingettes, sacs poubelle, nécessaire de change, bouteille d’eau.
ConfortGrande nappe épaisse ou tapis de sol, parasol si besoin.
RepasVaisselle incassable (le silicone est idéal car durable et hygiénique), sacs isothermes, pains de glace.
SécuritéTrousse de secours, numéros d’urgence, vaporisateur d’eau pour rafraîchir.

4. L’approche pédagogique : Le monde comme terrain de jeu

Le pique-nique ne se limite pas au repas ; chaque instant est une opportunité d’apprentissage ludique. En sortant du cadre habituel du domicile, vous permettez aux enfants de découvrir le monde à travers une approche sensorielle et motrice globale. Cette expérience hors les murs favorise l’autonomie tout en développant la curiosité naturelle face à la biodiversité environnante.

Éveil sensoriel : l’extérieur offre une richesse de textures que l’intérieur ne peut égaler. Profitez de la nature pour inviter les enfants à manipuler des éléments naturels comme les feuilles, les brindilles ou la terre, stimulant ainsi leur sensorialité.

Chasse au trésor : organisez une petite recherche d’éléments naturels spécifiques (cailloux lisses, fleurs tombées, écorces). Cet exercice ludique est idéal pour affiner la capacité d’observation et la concentration des jeunes enfants tout en favorisant leur motricité globale.

Éco-responsabilité : sensibilisez les plus grands au respect de la biodiversité. Vous pouvez observer la vie d’un hôtel à insectes ou organiser un atelier de ramassage des déchets pour poser les bases d’un respect durable de l’environnement.

Pour en savoir plus sur l’éveil à la nature, découvrez notre nouvelle formation :

Enfin, n’oubliez pas que le lâcher-prise sur la « perfection » du repas permet de valoriser le processus d’apprentissage et le plaisir partagé. En créant ce cadre sécurisé et bienveillant, vous offrez aux enfants des souvenirs estivaux magiques, propices à leur épanouissement.

Travailler auprès des jeunes enfants est un métier passionnant, mais aussi intense.

Vous jonglez chaque jour entre les besoins des enfants, les attentes des parents, les imprévus du quotidien et les obligations administratives… Cette charge mentale peut parfois générer du stress, qui s’installe progressivement si l’on n’y prête pas attention.

Dans cet article, nous faisons le point sur les manifestations du stress, ses conséquences, et surtout des solutions concrètes pour mieux le gérer au quotidien.

Qu’est-ce que le stress ?

Le stress est une réaction naturelle de l’organisme face à une situation perçue comme exigeante, imprévisible ou difficile à maîtriser.

Il survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception des contraintes imposées par l’environnement et la perception des ressources pour y faire face.

Comment se manifeste le stress au travail ?

Le stress, qu’il soit lié à votre vie personnelle ou à vos responsabilités professionnelles, provoque des réactions physiques et psychologiques qui peuvent rapidement devenir envahissantes. Parmi les signes les plus courants, on retrouve :

  • une fatigue persistante ;
  • des troubles du sommeil ;
  • des douleurs musculaires ou des tensions ;
  • des maux de tête ou de ventre ;
  • des troubles digestifs ;
  • une sensation générale d’épuisement.

Mais ses effets ne se limitent pas au corps : le stress impacte aussi vos émotions et votre comportement. Vous pouvez vous sentir plus irritable, plus sensible, moins patiente ou facilement débordée.

Avec le temps, ce stress impacte la qualité du travail : une patience plus fragile avec les enfants, des échanges plus tendus avec les parents ou une diminution du plaisir à exercer votre métier. Sans actions préventives, la charge émotionnelle peut s’intensifier au fil du temps et conduire à une forme de fatigue psychique, que certains professionnels de la petite enfance peuvent rencontrer.

Comment gérer son stress au quotidien ?

Heureusement, il existe de nombreuses méthodes efficaces pour apaiser le stress et retrouver un quotidien plus serein. Dans notre formation « Gérer son stress en situation professionnelle », nous proposons plusieurs techniques simples, faciles à intégrer dans votre journée, même entre deux activités auprès des enfants.

Revenez au calme grâce à la respiration

Lorsque la tension monte, la respiration est souvent le premier levier à activer. Elle agit directement sur le système nerveux et permet de faire redescendre rapidement la pression. Prendre quelques minutes pour respirer lentement et profondément, en mobilisant le ventre, aide à apaiser le corps et à clarifier l’esprit. Des techniques comme la respiration alternée ou la respiration consciente permettent également de stabiliser l’état émotionnel. L’avantage est qu’elles peuvent être pratiquées discrètement, à tout moment de la journée. Par exemple, vous pouvez essayer la respiration en trois temps : inspirez pendant 4 secondes, retenez votre souffle 2 secondes, puis expirez doucement pendant 6 secondes.

Libérez vos tensions par la relaxation dynamique

Le métier d’assistante maternelle sollicite énormément le corps : portage, déplacements, positions répétées… Au fil de la journée, ces efforts entraînent des tensions physiques qui viennent souvent amplifier la fatigue mentale. Prendre quelques instants pour mobiliser doucement son corps permet de relâcher cette pression. Quelques étirements simples, des épaules, du dos, de la nuque ou des jambes, suffisent souvent à retrouver une sensation de détente.

Cultivez le lâcher-prise et votre confiance en vous

Dans le quotidien, les imprévus sont fréquents : un enfant qui pleure, un parent pressé, une journée plus chargée que prévu… Le lâcher-prise permet d’accepter ce qui ne dépend pas de vous, sans culpabiliser ni chercher à tout contrôler. Renforcer la confiance en soi joue également un rôle essentiel : reconnaître ses compétences, valoriser son travail et accepter que l’on fasse de son mieux dans chaque situation permet d’aborder le quotidien avec plus de sérénité.

S’accorder des temps de méditation

Dans un métier tourné vers les autres, il est facile de s’oublier. La méditation, même courte, peut être un excellent outil de recentrage. En portant son attention sur la respiration ou sur les sensations du corps, on apprend à ralentir le mental et à apaiser les émotions. Avec une pratique régulière, elle aide à mieux gérer les situations de tension et à retrouver plus de clarté dans les moments de surcharge. Ces différentes techniques ne sont qu’un aperçu des outils qui peuvent vous aider à mieux gérer votre stress au quotidien. Si vous souhaitez aller plus loin et apprendre à les utiliser de manière concrète et adaptée à votre quotidien d’assistante maternelle, nous vous proposons une formation complète dédiée à la gestion du stress en situation professionnelle.

Travailler comme assistante maternelle, c’est bien plus que de l’éveil et de la bienveillance. C’est aussi piloter une activité de « multi-employeur » qui nécessite de jongler avec plusieurs institutions. De l’obtention de votre agrément à la gestion de votre retraite, voici les organismes officiels incontournables et leur rôle précis dans votre vie professionnelle.

Le Conseil Départemental et la PMI : Vos référents « Agrément »

Le Conseil Départemental est votre premier interlocuteur. C’est l’autorité qui délivre l’agrément indispensable pour exercer à domicile ou en MAM. Sous son autorité, la PMI (Protection Maternelle et Infantile) assure le suivi de proximité.

  • Leur rôle : Valider votre dossier, visiter votre domicile pour vérifier la sécurité et s’assurer du respect des conditions d’accueil. Ils assurent une mission de surveillance et de contrôle des conditions de garde des enfants de moins de 6 ans.
  • Pourquoi les contacter ? Pour un renouvellement d’agrément, une demande d’extension de capacité (accueillir un enfant supplémentaire) ou pour toute question relative à la santé et au développement de l’enfant.

Pajemploi et la CAF : Le pilier administratif et financier

Si les parents sont vos employeurs, c’est via Pajemploi (un service de l’Urssaf) que votre relation de travail se formalise officiellement.

Qu’est-ce que le service Pajemploi ?

Pajemploi est un service proposé par l’URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales) qui a vocation à simplifier les démarches administratives.

C’est sur cette plateforme que les parents déclarent vos heures chaque mois.

Le saviez-vous : En cas d’erreur de déclaration, les parents disposent de 24h à 48h pour modifier les données en ligne. Au-delà, une demande de rectification via la messagerie sécurisée est nécessaire.
L’organisme se charge ensuite de :

  • Éditer vos bulletins de salaire.
  • Gérer le prélèvement à la source.
  • Calculer le solde de tout compte lors d’une fin de contrat via fin de contrat

Le rôle de la CAF (ou MSA) pour l’assistante maternelle

La CAF n’aide pas seulement les parents. Elle soutient directement les professionnelles de la petite enfance via :

  • La Prime d’installation : Une aide de 1 200 € versée aux nouveaux agréés (sous conditions) pour l’achat de matériel de puériculture.
  • Le prêt à l’amélioration de l’habitat : Pour financer des travaux liés à la sécurité ou au confort des enfants accueillis.

L’IRCEM : Votre protection sociale et votre retraite

L’IRCEM est le groupe de protection sociale spécifique au secteur de l’emploi à domicile. C’est un organisme paritaire essentiel pour votre sécurité à long terme.

La Retraite Complémentaire : Au moment de votre départ, l’IRCEM vous verse votre pension complémentaire qui s’ajoute à votre retraite de base (versée par la CARSAT).

La Prévoyance et la Santé : L’IRCEM assure une protection en cas d’aléas de la vie. C’est ce volet qui fait la différence avec le régime général :

  • Indemnités en cas d’arrêt maladie : L’IRCEM complète les indemnités de la Sécurité Sociale pour une plus grande partie de votre revenu.
  • Invalidités et décès : Elle prévoit le versement d’une rente ou d’un capital en cas d’accident grave de la vie.
  • Mutuelle : Ils proposent des contrats de santé spécifiquement adaptés aux besoins du secteur.
  • Conseil en prévention : Sensibilisation aux troubles musculosquelettiques (gestes et postures pour porter les enfants), bilans de santé gratuits et conseils en nutrition.

L’Action Sociale : Peu d’assistantes maternelles le savent, mais l’IRCEM peut proposer des aides exceptionnelles : passage du permis de conduire, aide aux vacances ou aide financière exceptionnelle.

France Travail : Sécuriser vos revenus en cas de baisse d’activité

Anciennement Pôle Emploi, France Travail est un partenaire stratégique pour gérer les périodes creuses entre deux contrats.

Le cumul salaire et ARE

Si vous perdez l’un de vos contrats (départ d’un enfant à l’école par exemple), vous pouvez percevoir l’ARE (Allocation de Retour à l’Emploi) tout en continuant à travailler pour vos autres employeurs.

Accompagnement et Formation

Gestion de l’inter-contrat : Il est conseillé de rester inscrit même en activité complète (catégorie « activité réduite ») pour faciliter l’actualisation de vos droits dès qu’une place se libère dans votre planning.

Aide au projet : France Travail peut financer des modules complémentaires.

Vous travaillez auprès des jeunes enfants depuis plusieurs années. Chaque jour, vous consolez, vous éveillez, vous accompagnez les enfants dans leurs premières découvertes. Vous avez acquis une expérience incroyable sur le terrain, une véritable expertise que vos collègues et les parents reconnaissent. Pourtant, il vous manque la reconnaissance officielle : le fameux diplôme.
Reprendre des études vous semble impossible entre votre travail, votre vie de famille et la fatigue du quotidien ? C’est tout à fait normal et compréhensible. C’est là que la Validation des Acquis de l’Expérience entre en jeu pour valoriser votre parcours. Comment choisir parmi les 4 diplômes phares (CAP AEPE, DEAP, TP IEPE, DEEJE) et comment concrétiser ce beau projet ?

Quel diplôme viser ? Les 4 certifications de la petite enfance

Avant de se lancer, il est primordial de bien cibler le diplôme qui correspond à votre pratique quotidienne. La VAE ne s’invente pas : elle valide ce que vous faites déjà sur le terrain. Voici les quatre certifications principales du secteur pour vous aider à y voir plus clair.

Le CAP AEPE : la fondation de la petite enfance

Le CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (niveau 3) est le diplôme de base du secteur. Il est idéal si vous travaillez comme assistante maternelle, garde d’enfants à domicile ou agent en crèche. Pour le valider, vous devez prouver que vous maîtrisez l’accueil collectif et individuel, les soins d’hygiène, la préparation des repas et l’animation d’activités d’éveil. C’est souvent la première étape pour faire reconnaître officiellement ses compétences.

Le TP IEPE : le nouveau tremplin pour les crèches

Le Titre Professionnel Intervenant Éducatif Petite Enfance (TP IEPE) est une certification de niveau 4 (équivalent Bac). Très récent, il a été pensé spécifiquement pour répondre aux besoins des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) comme les crèches et les micro-crèches.
Contrairement à d’autres diplômes, il se concentre vraiment sur l’expertise éducative, l’accompagnement du développement de l’enfant et le soutien à la parentalité. C’est une excellente passerelle si vous avez déjà des responsabilités en crèche et que vous souhaitez monter en compétences, sans pour autant viser des fonctions médicales.

Le DEAP : l’expertise tournée vers le soin

Le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP) est également un diplôme de niveau 4 (Bac). Cependant, son approche est très différente de celle du TP IEPE : le DEAP est centré sur le soin, la santé et la prévention. Les auxiliaires de puériculture peuvent travailler en crèche, mais aussi en milieu hospitalier, en maternité ou en PMI. Pour réussir cette VAE, votre expérience doit inclure la réalisation de soins cliniques et de confort à des enfants, y compris des enfants malades ou porteurs de handicap.

Le DEEJE : la pédagogie et la coordination

Le Diplôme d’État d’Éducateur de Jeunes Enfants (DEEJE) est un diplôme de niveau 6 (Bac+3). C’est le niveau supérieur, axé sur l’action sociale, la conception de projets pédagogiques globaux et l’animation d’équipe. L’EJE a un véritable rôle de leader et de référent au sein de la structure d’accueil. Cette VAE est exigeante et s’adresse aux professionnels qui ont déjà une forte expérience dans la coordination de projets, le travail en partenariat et l’accompagnement d’équipes pluridisciplinaires.

VAE dans la petite enfance : Tout savoir sur le parcours

Vous avez trouvé le diplôme qui correspond à votre pratique ? C’est un grand pas en avant ! Vient ensuite la question de l’organisation : par où commencer ? Si l’idée des démarches vous donne un peu le vertige, soyez tranquille. La VAE est un processus très bien ficelé qui se déroule simplement, en trois étapes claires.

Étape 1 : Le dossier de faisabilité

C’est le point de départ de votre VAE. Ce premier dossier se présente comme une grille où vous allez évaluer vos propres acquis en lien avec le diplôme visé.

Pour chaque compétence demandée, vous indiquez simplement si vous l’avez acquise : « oui », « non » ou « partiellement ». Pensez à ajouter un commentaire pour appuyer et justifier ce choix en donnant un exemple de votre quotidien. Cela vous permet d’identifier vos points forts avant d’obtenir votre recevabilité.

Étape 2 : Le dossier VAE

C’est la partie la plus longue, la plus intense, mais aussi la plus belle de votre projet. Le dossier VAE n’est pas un examen théorique, c’est un véritable travail d’introspection professionnelle. Vous allez devoir choisir et décrire précisément plusieurs situations de travail concrètes que vous avez vécues.
Par exemple : comment avez-vous géré la période de familiarisation d’un tout-petit ? Comment avez-vous aménagé un espace de motricité ? L’objectif est d’analyser votre pratique et de mettre des mots sur vos actes : pourquoi avez-vous fait ces choix pédagogiques ? C’est une étape qui demande de l’énergie, de la régularité, mais qui vous fera prendre conscience de l’étendue de vos talents.

L’oral devant le jury (La consécration)

C’est la dernière ligne droite avant de célébrer votre réussite ! Vous allez rencontrer un jury composé de professionnels de la petite enfance et de formateurs. Attention, ce n’est pas un interrogatoire, mais un véritable échange entre professionnels du même secteur. Le jury a lu votre Livret 2 et va vous poser des questions pour approfondir certains points, vérifier que c’est bien vous qui l’avez rédigé et s’assurer que vous avez le recul nécessaire. C’est le moment de briller, d’être fière de votre parcours et de montrer votre passion pour votre métier.

Quelle est la durée réelle d’une VAE dans la petite enfance ?

S’engager dans une VAE, c’est comme préparer un marathon : il faut de l’endurance et de la persévérance. Il est important d’être réaliste dès le départ pour ne pas se décourager en cours de route. La durée globale d’une VAE chez INFANS est de 8 mois.

Voici comment ce temps se répartit généralement sur une année :

  • Environ 2 mois pour obtenir la faisabilité.
  • 6 à 7 mois pour la rédaction de votre dossier de VAE. C’est ici que vous passerez le plus de temps, souvent sur vos soirs et week-ends après le travail.
  • Une fois votre dossier de VAE terminé et déposé, il faut patienter pour l’organisation d’un jury par votre académie (en moyenne deux par an).

Il y aura des moments de doute, des pages blanches et des baisses de motivation. C’est tout à fait normal et cela fait partie intégrante du processus de réflexion !

Comment financer sa VAE ?

Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de casser votre tirelire pour obtenir votre diplôme ! Il existe de nombreux dispositifs pour financer les frais administratifs et, surtout, l’accompagnement (qui est vivement recommandé). Voici les principales solutions à explorer selon votre situation professionnelle.

Le Compte Personnel de Formation (CPF)

C’est l’outil le plus simple, le plus rapide et le plus utilisé aujourd’hui. Si vous avez travaillé ces dernières années en France, vous avez obligatoirement cumulé des droits sur votre CPF. Vous pouvez utiliser cette cagnotte pour financer un accompagnement VAE de qualité, que vous soyez salarié, indépendant ou demandeur d’emploi. La démarche d’inscription se fait directement en ligne, en quelques clics, sur le site officiel.

Transitions Pro et les OPCO

Si vous êtes salarié en poste, votre employeur peut jouer un rôle clé dans votre évolution. Les OPCO (Opérateurs de Compétences) peuvent prendre en charge votre VAE dans le cadre du plan de développement des compétences de votre crèche ou association. Si vous êtes dans le secteur privé, l’organisme Transitions Pro propose aussi un dispositif très avantageux appelé « Congé VAE ». Cela vous permet d’obtenir un financement total et même de prendre du temps sur vos heures de travail pour rédiger votre dossier à la maison.

France Travail et le Conseil Régional

Si vous êtes actuellement en recherche d’emploi ou en reconversion, des aides spécifiques sont prévues pour vous soutenir. France Travail (anciennement Pôle Emploi) peut financer tout ou partie de votre accompagnement via une aide individuelle à la formation. Les Conseils Régionaux proposent également très souvent des « chéquiers VAE » ou des subventions régionales dédiées à l’emploi. N’hésitez pas à en parler rapidement à votre conseiller pour monter le dossier de financement.

FAQ : Vos questions fréquentes sur la Validation des Acquis

Est-ce que le diplôme obtenu en VAE a la même valeur ? Oui, absolument ! Un diplôme obtenu par la VAE a exactement la même valeur juridique et professionnelle qu’un diplôme obtenu de manière classique en école. Sur votre papier officiel, rien n’indiquera que vous l’avez eu par la VAE.

Peut-on rater sa VAE ? Il existe trois possibilités : la validation totale (vous avez le diplôme !), le refus, ou la validation partielle. Si c’est partiel, ce n’est pas un échec : vous gardez le bénéfice des blocs validés à vie et vous pouvez repasser les modules manquants plus tard. Attention, cela ne veut pas dire que votre savoir-faire n’est pas suffisant, simplement que vos compétences ne correspondent pas entièrement aux compétences du diplôme. Ça ne remet pas en cause la qualité du travail fourni.

Quel est le rôle d’un accompagnateur VAE ? L’accompagnateur est un coach bienveillant et un expert de la méthodologie. Il ne rédige pas à votre place, mais il vous aide à choisir les bonnes situations, à structurer vos idées, à corriger vos écrits et vous prépare mentalement pour briller à l’oral.

Conclusion : Ne restez pas seul(e), faites-vous accompagner !

Se lancer dans une démarche de certification en candidat libre est courageux, mais c’est un parcours semé d’embûches. La solitude face à l’ordinateur, la fatigue après une longue journée en section, et la difficulté à prendre du recul sur son propre travail sont les premières causes d’abandon. Maintenant que le sujet de la VAE n’a plus de secret pour vous, il est temps de passer à l’action.

Chez Infans, nous savons à quel point votre quotidien est intense et exigeant. C’est pourquoi nous avons conçu un accompagnement sur-mesure, avec des outils concrets et des repères pédagogiques clairs pour les professionnels du secteur. Nous vous aidons à traduire vos gestes intuitifs en compétences professionnelles reconnues. Avec notre aide bienveillante, vous gagnez un temps précieux, vous reprenez confiance en vous et vous sécurisez votre réussite.

Du 14 au 22 mars, la Semaine Nationale de la Petite Enfance met à l’honneur les tout-petits, les familles et les professionnels de la petite enfance qui les accompagnent chaque jour.

Chaque année, cet événement national permet de mettre en lumière le développement de l’enfant, de partager des réflexions pédagogiques et de valoriser les métiers du secteur.
En 2026, le thème choisi est « Des équilibres », un jeu de mots qui invite à réfléchir à toutes les formes d’équilibre nécessaires pour bien grandir.

Pourquoi l’équilibre est essentiel dans le développement de l’enfant

Depuis toujours, la vie est une question d’équilibre. Elle demande des ajustements constants, des adaptations et une attention particulière aux besoins de chacun. Dans le domaine de la petite enfance, cette idée prend tout son sens. 

Grandir, c’est apprendre progressivement à trouver son équilibre entre :

  • les limites et la liberté,
  • la sécurité et l’autonomie,
  • les besoins individuels et la relation aux autres
  • etc …

Accompagner les jeunes enfants, c’est être attentif à ces équilibres parfois fragiles et toujours en mouvement.
Ces équilibres se construisent au fil du développement de l’enfant mais aussi grâce à l’accompagnement des adultes : parents et professionnels de la petite enfance.

Le rôle essentiel des adultes dans ces équilibres

Les adultes occupent une place centrale dans la construction de ces différents équilibres. Au quotidien, parents et professionnels de la petite enfance accompagnent l’enfant en lui offrant :

  • un cadre sécurisant,
  • une présence attentive,
  • un environnement propice à l’exploration et à l’apprentissage.

Mais cette notion d’équilibre concerne aussi les professionnels eux-mêmes. Dans un métier exigeant et passionnant, il est important de trouver un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Le détachement est important dans cet équilibre et permet de continuer à accompagner les enfants avec bienveillance, disponibilité et engagement.

Les différents équilibres dans le développement de l’enfant

L’équilibre physique et moteur

Dès les premiers mois de vie, l’enfant explore son corps et son environnement. Il apprend progressivement à se tenir assis, se mettre debout, marcher ou encore courir. Ces étapes du développement moteur sont essentielles et demandent de nombreux ajustements.
Le jeune enfant passe beaucoup de temps à expérimenter son équilibre corporel. Par exemple se tenir sur le ventre grâce à leurs mains. Lorsqu’ils sont plus grand, ils peuvent marcher sur une ligne, grimper sur un mur ou explorer l’espace.

L’équilibre émotionnel

À la naissance, le cerveau de l’enfant est encore en plein développement. Il ne possède pas encore les capacités nécessaires pour réguler seul ses émotions. C’est grâce à la présence rassurante d’un adulte que l’enfant apprend progressivement à identifier, comprendre et gérer ses émotions. L’accompagnement des parents et des professionnels de la petite enfance joue donc un rôle essentiel pour construire un équilibre émotionnel sécurisant.

L’équilibre relationnel

Dans les premières années de vie, l’enfant découvre progressivement la relation à l’autre. Avant l’âge de trois ans, il joue souvent seul ou en parallèle des autres enfants, chacun dans son activité. Progressivement, vers 3 ans, les interactions se développent : les enfants commencent à jouer ensemble, partager et coopérer. Ces expériences contribuent à construire l’équilibre relationnel et social de l’enfant.

L’équilibre cognitif et le rythme de développement

Chaque enfant se développe à son propre rythme. Certains vont développer plus rapidement leurs capacités motrices, d’autres leurs compétences émotionnelles ou cognitives. Il est donc essentiel de respecter le rythme individuel de chaque enfant, tout en l’accompagnant dans ses découvertes et ses apprentissages.

Une semaine pour valoriser la petite enfance

La Semaine Nationale de la Petite Enfance est un moment privilégié pour réfléchir collectivement aux enjeux du développement de l’enfant et partager les connaissances autour de la petite enfance. C’est aussi une belle occasion de valoriser les métiers du secteur et de mettre en lumière l’engagement des professionnels qui contribuent chaque jour au bien-être et à l’épanouissement des tout-petits. Cette semaine est une véritable invitation à prendre du recul sur les pratiques éducatives et à penser la complexité du quotidien auprès des jeunes enfants. C’est précisément dans cette démarche que s’inscrit l’engagement d’Infans.

Notre engagement

C’est dans cette dynamique, qu’Infans s’engage pleinement dans la thématique portée par la Semaine Nationale de la Petite Enfance 2026 en proposant plusieurs ressources :

  • Une vidéo de notre expert expliquant la thématique
  • Une sélection de formations accompagnées de fiches téléchargeables
  • Un cahier d’activités

et bien d’autres contenus à découvrir !

Suivez-nous sur nos réseaux pour en savoir plus 😉

Dans le secteur de la petite enfance, la formation continue n’est pas qu’une simple option pour approfondir ses compétences : c’est une obligation légale. Que vous soyez auxiliaire de crèche ou assistante maternelle, se former est le garant de la qualité de l’accueil, de la sécurité et du développement des tout-petits.

Pourquoi la formation est-elle obligatoire dans la petite enfance ?

Travailler avec de jeunes enfants exige des connaissances constamment actualisées pour s’adapter aux nouvelles réglementations et aux avancées pédagogiques. Les objectifs sont clairs :

  • Sécurité et santé : prévenir les risques d’accidents et réagir face aux maladies.
  • Accompagnement pédagogique : adapter ses pratiques à l’évolution de la motricité, du langage et de la socialisation de l’enfant.
  • Veille réglementaire : rester en conformité dans un secteur strictement encadré.
  • Bien-être professionnel : prévenir l’épuisement et soutenir l’évolution de carrière.

Les parcours types selon votre profil professionnel

Le cadre réglementaire varie selon que vous exerciez en structure collective ou à domicile, mais l’impératif de montée en compétences reste le même.

Salariées d’EAJE

Au delà du diplôme requis pour exercer en structure, différentes formations jalonnent le parcours des professionnelles :

– Obligatoires : l’analyse des pratiques professionnelles est le principal dispositif obligatoire en continu à hauteur de minimum 6h par an.
– Fortement recommandées : des formations comme HACCP (Hygiène alimentaire) sont fortement recommandées.

D’autres formations sont souvent organisées lors des journées pédagogiques avec des thématiques variées et adaptées aux besoins de l’équipe et de la structure telles que les neurosciences, l’accueil du handicap, la prévention des violences et les premiers secours.

Assistantes maternelles : le parcours d’agrément

Pour les assistantes maternelles, la formation est une condition sine qua non à l’obtention et au maintien de l’agrément délivré par le Conseil Départemental.

Étape de l’agrémentDurée minimaleContenu principal
Formation initiale (avant le 1er enfant)80 heuresDéveloppement de l’enfant, santé, sécurité
Formation complémentaire40 heuresApprofondissement, relation avec les parents

Après l’obtention de l’agrément et pour les assistantes maternelles en activité, un large catalogue de formation leur est alloué via leur plan de développement des compétences. Ainsi les assistantes maternelles peuvent renforcer leur compétence au travers de la formation continue.

Renouvellement de l’agrément et validation des acquis

Le maintien de l’agrément est subordonné à des contrôles réguliers, mais certaines assistantes maternelles peuvent bénéficier d’un renouvellement prolongé. En effet, la validation des épreuves professionnelles EP1 et EP3 du CAP AEPE est un atout majeur. Si ces épreuves sont validées, l’assistante maternelle peut obtenir un renouvellement d’agrément allant jusqu’à 10 ans.
Lors du premier renouvellement, il est également demandé à l’assistante maternelle de produire des documents permettant d’évaluer qu’elle est engagée dans une démarche d’amélioration continue de sa pratique professionnelle. Ceci peut par exemple être une attestation de fin de formation.
Cette démarche encourage la montée en compétences et la reconnaissance du rôle essentiel des professionnelles.

Nous proposons également des accompagnements à la VAE pour le diplôme du CAP AEPE.

Quelles thématiques choisir pour votre formation continue ?

Pour répondre aux exigences de qualité actuelles, les parcours de formation s’articulent autour de 5 piliers essentiels :

  • Accompagnement de l’enfant : bientraitance, alimentation et état de santé, …
  • Éveil et développement : gestion des émotions, neurosciences et communication bienveillante, …
  • Prévention et sécurité : gestes de premiers secours et prévention des troubles musculosquelettiques (TMS), …
  • Compétences langagières : communication gestuelle (bébé signe) et initiation aux langues étrangères, …
  • Outils professionnels : gestion du stress, droits et devoirs du salarié, …

Prête à booster vos compétences ?

Infans propose un catalogue complet de formations adaptées pour répondre à vos besoins et envies.

Pajemploi évolue continuellement. Le prochain changement concerne notamment les déclarations des enfants accueillis par les assistantes maternelles.

Dans cet article, nous détaillons ce qui évolue et comment ces nouvelles règles se traduisent concrètement pour mieux comprendre et anticiper leurs effets.

Une déclaration par enfant

En tant qu’assistante maternelle, vous attendiez cette évolution depuis longtemps ! Chaque enfant accueilli par une assistante maternelle fait désormais l’objet d’une déclaration distincte sur Pajemploi.

Un enfant = une déclaration.

Désormais, même dans le cadre de fratries, les déclarations seront individuelles. L’assistante maternelle aura donc une feuille de paye par enfant.

Ceci vous facilitera donc les calculs de fin de contrats, vos démarches auprès de France travail et vos déclarations d’impôts.

La conséquence pour les parents employeurs

Pour les fratries, les cotisations sociales concernant les enfants de plus de 6 ans ne seront plus prises en charge par le Complément de libre choix du Mode de Garde (CMG), sauf dans le cas des familles monoparentales (jusqu’ à 11 ans).

Cette évolution implique donc une hausse dans le budget familial et un choix potentiellement différent de mode de garde.

La conséquence pour les assistantes maternelles

Cette nouvelle règle peut susciter de l’inquiétude, surtout pour les assistantes maternelles qui accueillent des enfants de plus de 6 ans. Certains parents pourraient être amenés à adapter ou même à  rompre un contrat.

Information complémentaire sur Pajemploi.fr

Pour protéger les informations personnelles et limiter les risques de fraude, Pajemploi met en place la double authentification. Cette fonctionnalité ajoute un niveau de sécurité : même en cas de connaissance du mot de passe, la connexion nécessite le code envoyé sur le téléphone ou l’email associé au compte.

Notre formation sur les droits et devoirs

Nos formations sont pensées pour en apprendre plus sur son métier et bénéficier d’un contenu réactualisé régulièrement pour être au fait de l’actualité. Nous avons une attention particulière pour le contenu de cette formation afin qu’il suive l’évolution de la législation. Notre formation spécifique « Droits et devoirs dans l’exercice de son métier » est disponible sur notre catalogue juste ici.

Nous y retrouvons les grands thèmes liés à la convention collective des assistantes maternelles :  le contrat de travail, la mensualisation, les congés payés et le bulletin de salaire…