L’été est la saison idéale pour transformer l’environnement naturel en un véritable laboratoire d’apprentissage à ciel ouvert. Pour vous, organiser un pique-nique est une opportunité unique de favoriser la motricité libre et l’éveil sensoriel des tout-petits. Cependant, une telle sortie avec des enfants de moins de 3 ans demande une organisation rigoureuse pour garantir leur sécurité et leur bien-être sous le soleil.
1. Points de vigilance : la sécurité avant tout
La période estivale impose des précautions strictes pour protéger les jeunes enfants.
Protection solaire : pour protéger les jeunes enfants du soleil, privilégiez des vêtements clairs et couvrants accompagnés de chapeaux et de lunettes de soleil. Appliquez systématiquement une crème solaire haute protection (indice 30+ minimum) toutes les deux heures sur la peau non couverte.
Gestion des UV : évitez toute exposition directe entre 12h et 16h, heures où le rayonnement est le plus dangereux. Recherchez toujours des zones ombragées pour l’installation. Attention, les UV ne chauffent pas. Méfiez-vous des fausses impressions de sécurité lorsqu’il fait plus frais, sous un ciel nuageux ou avec du vent ou encore lors d’activités aquatiques car les UV passent.
Hydratation : proposez de l’eau régulièrement, même si l’enfant ne manifeste pas sa soif.
Vigilance aux jeux d’eau : si votre pique-nique se situe près d’un point d’eau (même un petit bassin), une surveillance visuelle constante et active est obligatoire : un enfant peut se noyer en quelques minutes dans très peu d’eau.
Risques d’étouffement : soyez extrêmement vigilante sur la découpe des aliments, notamment les petits fruits ronds.
N’hésitez pas à faire un rappel sur les gestes qui sauvent :
2. Le menu du pique-nique : recettes par tranches d’âge
L’atelier culinaire commence dès la préparation à la maison, où l’enfant peut participer selon ses capacités. Voici des idées adaptées pour le jour J :
De 0 à 6 mois : l’alimentation lactée
Entre 4 et 6 mois, l’enfant est en pleine diversification alimentaire, il découvre de nouvelles saveurs au-delà de l’alimentation lactée qu’il connaît depuis sa naissance. Vous pouvez proposer des légumes sous forme de purées lisses ou des fruits en compote lisses.
N’oubliez pas que le lait reste l’élément essentiel de son alimentation.
De 6 à 12 mois : la découverte des textures
À cet âge, on privilégie la fraîcheur et la simplicité avec une préhension facilitée.
Bâtonnets de légumes fondants : carottes ou courgettes cuites à la vapeur, assez tendres pour être écrasées entre les gencives, accompagnés d’une sauce au yaourt pour les tremper et rendre l’expérience ludique
Recette rafraîchissante : purée de fruits frais à la menthe.
De 12 à 18 mois : l’autonomie grandissante
À cet âge, il cherche souvent à imiter les adultes : proposez-lui un pique-nique qui ressemble au vôtre, tout en étant adapté à ses besoins. On limite le sel et la quantité de protéines, mais on partage un moment privilégié dans un cadre détendu et stimulant.
Tartines colorées : fromage frais étalé sur du pain de mie, agrémenté de petits morceaux de légumes fondants pour créer des visages amusants.
Éveil aux fruits : morceaux de melon ou de pastèque bien juteux, faciles à saisir.
De 18 mois à 3 ans : le plaisir des saveurs
C’est l’âge idéal pour les préparations plus élaborées et ludiques, car l’enfant affine sa motricité fine et apprécie la diversité des goûts et des couleurs dans son assiette.
Wraps aux saveurs douces : utilisez des galettes de blé ou de maïs tartinées de fromage frais ou d’houmous maison, garnies de lamelles de dinde ou de jambon, et de fines tranches d’avocat ou de carottes râpées pour une prise en main ludique.
Muffins aux légumes : préparez des petits muffins à base de courgettes râpées, de carottes ou d’épinards. Ces bouchées sont faciles à tenir et constituent une manière ludique de consommer des légumes en plein air.
Atelier culinaire participatif : impliquer l’enfant dans la préparation en le laissant éplucher, verser ou étaler les ingrédients. Cette participation favorise son autonomie et son éveil aux textures.
3. Les éléments essentiels dans votre sac
Pour un pique-nique réussi, l’anticipation est la clé. Voici notre proposition de checklist avant le départ :
| Catégorie | Éléments indispensables |
| Hygiène | Gel hydroalcoolique, lingettes, sacs poubelle, nécessaire de change, bouteille d’eau. |
| Confort | Grande nappe épaisse ou tapis de sol, parasol si besoin. |
| Repas | Vaisselle incassable (le silicone est idéal car durable et hygiénique), sacs isothermes, pains de glace. |
| Sécurité | Trousse de secours, numéros d’urgence, vaporisateur d’eau pour rafraîchir. |
4. L’approche pédagogique : Le monde comme terrain de jeu
Le pique-nique ne se limite pas au repas ; chaque instant est une opportunité d’apprentissage ludique. En sortant du cadre habituel du domicile, vous permettez aux enfants de découvrir le monde à travers une approche sensorielle et motrice globale. Cette expérience hors les murs favorise l’autonomie tout en développant la curiosité naturelle face à la biodiversité environnante.
Éveil sensoriel : l’extérieur offre une richesse de textures que l’intérieur ne peut égaler. Profitez de la nature pour inviter les enfants à manipuler des éléments naturels comme les feuilles, les brindilles ou la terre, stimulant ainsi leur sensorialité.
Chasse au trésor : organisez une petite recherche d’éléments naturels spécifiques (cailloux lisses, fleurs tombées, écorces). Cet exercice ludique est idéal pour affiner la capacité d’observation et la concentration des jeunes enfants tout en favorisant leur motricité globale.
Éco-responsabilité : sensibilisez les plus grands au respect de la biodiversité. Vous pouvez observer la vie d’un hôtel à insectes ou organiser un atelier de ramassage des déchets pour poser les bases d’un respect durable de l’environnement.
Pour en savoir plus sur l’éveil à la nature, découvrez notre nouvelle formation :
Enfin, n’oubliez pas que le lâcher-prise sur la « perfection » du repas permet de valoriser le processus d’apprentissage et le plaisir partagé. En créant ce cadre sécurisé et bienveillant, vous offrez aux enfants des souvenirs estivaux magiques, propices à leur épanouissement.
Travailler auprès des jeunes enfants est un métier passionnant, mais aussi intense.
Vous jonglez chaque jour entre les besoins des enfants, les attentes des parents, les imprévus du quotidien et les obligations administratives… Cette charge mentale peut parfois générer du stress, qui s’installe progressivement si l’on n’y prête pas attention.
Dans cet article, nous faisons le point sur les manifestations du stress, ses conséquences, et surtout des solutions concrètes pour mieux le gérer au quotidien.
Qu’est-ce que le stress ?
Le stress est une réaction naturelle de l’organisme face à une situation perçue comme exigeante, imprévisible ou difficile à maîtriser.
Il survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception des contraintes imposées par l’environnement et la perception des ressources pour y faire face.
Comment se manifeste le stress au travail ?
Le stress, qu’il soit lié à votre vie personnelle ou à vos responsabilités professionnelles, provoque des réactions physiques et psychologiques qui peuvent rapidement devenir envahissantes. Parmi les signes les plus courants, on retrouve :
- une fatigue persistante ;
- des troubles du sommeil ;
- des douleurs musculaires ou des tensions ;
- des maux de tête ou de ventre ;
- des troubles digestifs ;
- une sensation générale d’épuisement.
Mais ses effets ne se limitent pas au corps : le stress impacte aussi vos émotions et votre comportement. Vous pouvez vous sentir plus irritable, plus sensible, moins patiente ou facilement débordée.
Avec le temps, ce stress impacte la qualité du travail : une patience plus fragile avec les enfants, des échanges plus tendus avec les parents ou une diminution du plaisir à exercer votre métier. Sans actions préventives, la charge émotionnelle peut s’intensifier au fil du temps et conduire à une forme de fatigue psychique, que certains professionnels de la petite enfance peuvent rencontrer.
Comment gérer son stress au quotidien ?
Heureusement, il existe de nombreuses méthodes efficaces pour apaiser le stress et retrouver un quotidien plus serein. Dans notre formation « Gérer son stress en situation professionnelle », nous proposons plusieurs techniques simples, faciles à intégrer dans votre journée, même entre deux activités auprès des enfants.
Revenez au calme grâce à la respiration
Lorsque la tension monte, la respiration est souvent le premier levier à activer. Elle agit directement sur le système nerveux et permet de faire redescendre rapidement la pression. Prendre quelques minutes pour respirer lentement et profondément, en mobilisant le ventre, aide à apaiser le corps et à clarifier l’esprit. Des techniques comme la respiration alternée ou la respiration consciente permettent également de stabiliser l’état émotionnel. L’avantage est qu’elles peuvent être pratiquées discrètement, à tout moment de la journée. Par exemple, vous pouvez essayer la respiration en trois temps : inspirez pendant 4 secondes, retenez votre souffle 2 secondes, puis expirez doucement pendant 6 secondes.
Libérez vos tensions par la relaxation dynamique
Le métier d’assistante maternelle sollicite énormément le corps : portage, déplacements, positions répétées… Au fil de la journée, ces efforts entraînent des tensions physiques qui viennent souvent amplifier la fatigue mentale. Prendre quelques instants pour mobiliser doucement son corps permet de relâcher cette pression. Quelques étirements simples, des épaules, du dos, de la nuque ou des jambes, suffisent souvent à retrouver une sensation de détente.
Cultivez le lâcher-prise et votre confiance en vous
Dans le quotidien, les imprévus sont fréquents : un enfant qui pleure, un parent pressé, une journée plus chargée que prévu… Le lâcher-prise permet d’accepter ce qui ne dépend pas de vous, sans culpabiliser ni chercher à tout contrôler. Renforcer la confiance en soi joue également un rôle essentiel : reconnaître ses compétences, valoriser son travail et accepter que l’on fasse de son mieux dans chaque situation permet d’aborder le quotidien avec plus de sérénité.
S’accorder des temps de méditation
Dans un métier tourné vers les autres, il est facile de s’oublier. La méditation, même courte, peut être un excellent outil de recentrage. En portant son attention sur la respiration ou sur les sensations du corps, on apprend à ralentir le mental et à apaiser les émotions. Avec une pratique régulière, elle aide à mieux gérer les situations de tension et à retrouver plus de clarté dans les moments de surcharge. Ces différentes techniques ne sont qu’un aperçu des outils qui peuvent vous aider à mieux gérer votre stress au quotidien. Si vous souhaitez aller plus loin et apprendre à les utiliser de manière concrète et adaptée à votre quotidien d’assistante maternelle, nous vous proposons une formation complète dédiée à la gestion du stress en situation professionnelle.
Travailler comme assistante maternelle, c’est bien plus que de l’éveil et de la bienveillance. C’est aussi piloter une activité de « multi-employeur » qui nécessite de jongler avec plusieurs institutions. De l’obtention de votre agrément à la gestion de votre retraite, voici les organismes officiels incontournables et leur rôle précis dans votre vie professionnelle.
Le Conseil Départemental et la PMI : Vos référents « Agrément »
Le Conseil Départemental est votre premier interlocuteur. C’est l’autorité qui délivre l’agrément indispensable pour exercer à domicile ou en MAM. Sous son autorité, la PMI (Protection Maternelle et Infantile) assure le suivi de proximité.
- Leur rôle : Valider votre dossier, visiter votre domicile pour vérifier la sécurité et s’assurer du respect des conditions d’accueil. Ils assurent une mission de surveillance et de contrôle des conditions de garde des enfants de moins de 6 ans.
- Pourquoi les contacter ? Pour un renouvellement d’agrément, une demande d’extension de capacité (accueillir un enfant supplémentaire) ou pour toute question relative à la santé et au développement de l’enfant.
Pajemploi et la CAF : Le pilier administratif et financier
Si les parents sont vos employeurs, c’est via Pajemploi (un service de l’Urssaf) que votre relation de travail se formalise officiellement.
Qu’est-ce que le service Pajemploi ?
Pajemploi est un service proposé par l’URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales) qui a vocation à simplifier les démarches administratives.
C’est sur cette plateforme que les parents déclarent vos heures chaque mois.
Le saviez-vous : En cas d’erreur de déclaration, les parents disposent de 24h à 48h pour modifier les données en ligne. Au-delà, une demande de rectification via la messagerie sécurisée est nécessaire.
L’organisme se charge ensuite de :
- Éditer vos bulletins de salaire.
- Gérer le prélèvement à la source.
- Calculer le solde de tout compte lors d’une fin de contrat via fin de contrat
Le rôle de la CAF (ou MSA) pour l’assistante maternelle
La CAF n’aide pas seulement les parents. Elle soutient directement les professionnelles de la petite enfance via :
- La Prime d’installation : Une aide de 1 200 € versée aux nouveaux agréés (sous conditions) pour l’achat de matériel de puériculture.
- Le prêt à l’amélioration de l’habitat : Pour financer des travaux liés à la sécurité ou au confort des enfants accueillis.
L’IRCEM : Votre protection sociale et votre retraite
L’IRCEM est le groupe de protection sociale spécifique au secteur de l’emploi à domicile. C’est un organisme paritaire essentiel pour votre sécurité à long terme.
La Retraite Complémentaire : Au moment de votre départ, l’IRCEM vous verse votre pension complémentaire qui s’ajoute à votre retraite de base (versée par la CARSAT).
La Prévoyance et la Santé : L’IRCEM assure une protection en cas d’aléas de la vie. C’est ce volet qui fait la différence avec le régime général :
- Indemnités en cas d’arrêt maladie : L’IRCEM complète les indemnités de la Sécurité Sociale pour une plus grande partie de votre revenu.
- Invalidités et décès : Elle prévoit le versement d’une rente ou d’un capital en cas d’accident grave de la vie.
- Mutuelle : Ils proposent des contrats de santé spécifiquement adaptés aux besoins du secteur.
- Conseil en prévention : Sensibilisation aux troubles musculosquelettiques (gestes et postures pour porter les enfants), bilans de santé gratuits et conseils en nutrition.
L’Action Sociale : Peu d’assistantes maternelles le savent, mais l’IRCEM peut proposer des aides exceptionnelles : passage du permis de conduire, aide aux vacances ou aide financière exceptionnelle.
France Travail : Sécuriser vos revenus en cas de baisse d’activité
Anciennement Pôle Emploi, France Travail est un partenaire stratégique pour gérer les périodes creuses entre deux contrats.
Le cumul salaire et ARE
Si vous perdez l’un de vos contrats (départ d’un enfant à l’école par exemple), vous pouvez percevoir l’ARE (Allocation de Retour à l’Emploi) tout en continuant à travailler pour vos autres employeurs.
Accompagnement et Formation
Gestion de l’inter-contrat : Il est conseillé de rester inscrit même en activité complète (catégorie « activité réduite ») pour faciliter l’actualisation de vos droits dès qu’une place se libère dans votre planning.
Aide au projet : France Travail peut financer des modules complémentaires.
De l’accueil à domicile au conseil en formation : un parcours inspirant
Aujourd’hui, nous donnons la parole à Jessica Givaudan, ancienne assistante maternelle devenue conseillère en formation chez Infans. Son parcours illustre qu’il est possible de se réinventer professionnellement tout en restant fidèle au secteur de la petite enfance
Peux-tu nous parler de ton parcours dans la petite enfance ?
J’ai lancé mon parcours avec un BEPA Aide aux personnes, que j’ai décroché avec succès. La vie m’a ensuite menée vers l’entreprise familiale en tant qu’associée dans un restaurant PMU, puis je me suis associée à mon père pour co-gérer un pressing. C’était une belle aventure, mais les contraintes horaires du secteur étaient peu compatibles avec ma vie de maman. J’ai choisi de me réorienter vers le métier d’assistante maternelle pour retrouver un vrai équilibre familial et pouvoir m’occuper de ma famille.
J’ai exercé pendant 5 ans en tant qu’assistante maternelle. J’accueillais les enfants à mon domicile, en veillant à leur sécurité, leur bien-être et leur développement global. Ce métier m’a énormément apporté, tant sur le plan professionnel que personnel. Étant moi-même maman, j’ai toujours eu à cœur d’accompagner chaque enfant avec bienveillance, en respectant son rythme et ses besoins. Cette double casquette m’a permis d’avoir une approche encore plus humaine et concrète de la petite enfance.
À quel moment as-tu ressenti l’envie de changer d’horizon ?
Au fil de ces 5 années, j’ai ressenti le besoin de relever de nouveaux défis. J’aimais profondément mon métier, mais j’avais aussi envie de transmettre mon expérience, d’accompagner d’autres professionnelles et d’avoir un impact plus large. C’était aussi une manière de continuer à se réinventer tout en restant dans un secteur qui me passionne.
Avais-tu peur de quitter le terrain ?
Oui, forcément. Quand on exerce un métier aussi prenant et identitaire, il y a toujours une part de doute. Je me suis demandé si j’étais légitime, si je n’allais pas perdre ce lien direct avec les enfants qui me tenait tant à cœur. Mais j’ai vite compris que je ne quittais pas vraiment le terrain : je changeais simplement de manière d’y contribuer.
Qu’est-ce qui t’a permis de franchir le cap ?
Plusieurs éléments ont été déterminants dans cette reconversion. La formation, bien sûr, a été le socle indispensable pour actualiser mes connaissances et consolider mes bases. Mais au-delà de la théorie, c’est la montée en compétences progressive qui a tout changé : chaque étape franchie sur le terrain m’a permis de transformer mes acquis en véritables réflexes professionnels.
J’ai également eu la chance de pouvoir compter sur l’accompagnement dont j’ai bénéficié chez INFANS. Se sentir soutenue et guidée par une structure qui comprend nos enjeux est un accélérateur incroyable ; cela permet de ne jamais se sentir seule face aux nouveaux défis.
Enfin, je dirais que la confiance en soi joue un rôle clé, peut-être le plus crucial. Il faut parfois oser sortir de sa zone de confort, accepter de se projeter autrement et, surtout, croire fermement en la valeur de son expérience. Mon parcours m’a permis de maîtriser la gestion et ‘organisation tout en développant un excellent sens du contact. Des compétences que je mets aujourd’hui au service de mon nouveau métier.
Aujourd’hui, en tant que conseillère en formation chez Infans, que fais-tu concrètement?
Aujourd’hui, j’accompagne des professionnelles de la petite enfance dans leur parcours. Je les conseille dans le choix de leurs formations, je valorise leurs compétences et je les aide à envisager des évolutions ou des reconversions au sein même du secteur. Mon rôle est aussi de les rassurer et de leur montrer que leur expérience est une vraie richesse.
Selon toi, est-il possible d’évoluer sans quitter la petite enfance ?
Oui, clairement. Le secteur de la petite enfance est loin d’être une voie sans issue. On peut choisir de se spécialiser sur des thématiques précises (comme le handicap ou les pédagogies actives) ou s’orienter vers des missions de formation, de coordination et d’accompagnement d’équipes.
L’avantage, c’est cette flexibilité : on peut évoluer en enrichissant sa pratique au quotidien, ou se diriger vers de nouvelles fonctions de supervision tout en restant dans ce même univers passionnant. Pour concrétiser ces projets, les outils ne manquent pas. Les dispositifs comme la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) permettent de transformer son vécu de terrain en diplôme reconnu, tandis que les formations certifiantes offrent de réelles opportunités de promotion interne ou de reconversion professionnelle. C’est un domaine où, avec de la motivation, on ne cesse jamais d’apprendre et de grandir.
Quel conseil donnerais-tu à une professionnelle qui souhaite évoluer ?
Je lui dirais de ne pas s’autocensurer. Son expérience a de la valeur. Il est important de se renseigner, de se faire accompagner et surtout d’oser. Évoluer ne veut pas dire abandonner ce que l’on aime, mais parfois simplement le vivre autrement. Chez INFANS on est là pour vous accompagner.
Vous travaillez auprès des jeunes enfants depuis plusieurs années. Chaque jour, vous consolez, vous éveillez, vous accompagnez les enfants dans leurs premières découvertes. Vous avez acquis une expérience incroyable sur le terrain, une véritable expertise que vos collègues et les parents reconnaissent. Pourtant, il vous manque la reconnaissance officielle : le fameux diplôme.
Reprendre des études vous semble impossible entre votre travail, votre vie de famille et la fatigue du quotidien ? C’est tout à fait normal et compréhensible. C’est là que la Validation des Acquis de l’Expérience entre en jeu pour valoriser votre parcours. Comment choisir parmi les 4 diplômes phares (CAP AEPE, DEAP, TP IEPE, DEEJE) et comment concrétiser ce beau projet ?
Quel diplôme viser ? Les 4 certifications de la petite enfance
Avant de se lancer, il est primordial de bien cibler le diplôme qui correspond à votre pratique quotidienne. La VAE ne s’invente pas : elle valide ce que vous faites déjà sur le terrain. Voici les quatre certifications principales du secteur pour vous aider à y voir plus clair.
Le CAP AEPE : la fondation de la petite enfance
Le CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (niveau 3) est le diplôme de base du secteur. Il est idéal si vous travaillez comme assistante maternelle, garde d’enfants à domicile ou agent en crèche. Pour le valider, vous devez prouver que vous maîtrisez l’accueil collectif et individuel, les soins d’hygiène, la préparation des repas et l’animation d’activités d’éveil. C’est souvent la première étape pour faire reconnaître officiellement ses compétences.
Le TP IEPE : le nouveau tremplin pour les crèches
Le Titre Professionnel Intervenant Éducatif Petite Enfance (TP IEPE) est une certification de niveau 4 (équivalent Bac). Très récent, il a été pensé spécifiquement pour répondre aux besoins des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) comme les crèches et les micro-crèches.
Contrairement à d’autres diplômes, il se concentre vraiment sur l’expertise éducative, l’accompagnement du développement de l’enfant et le soutien à la parentalité. C’est une excellente passerelle si vous avez déjà des responsabilités en crèche et que vous souhaitez monter en compétences, sans pour autant viser des fonctions médicales.
Le DEAP : l’expertise tournée vers le soin
Le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP) est également un diplôme de niveau 4 (Bac). Cependant, son approche est très différente de celle du TP IEPE : le DEAP est centré sur le soin, la santé et la prévention. Les auxiliaires de puériculture peuvent travailler en crèche, mais aussi en milieu hospitalier, en maternité ou en PMI. Pour réussir cette VAE, votre expérience doit inclure la réalisation de soins cliniques et de confort à des enfants, y compris des enfants malades ou porteurs de handicap.
Le DEEJE : la pédagogie et la coordination
Le Diplôme d’État d’Éducateur de Jeunes Enfants (DEEJE) est un diplôme de niveau 6 (Bac+3). C’est le niveau supérieur, axé sur l’action sociale, la conception de projets pédagogiques globaux et l’animation d’équipe. L’EJE a un véritable rôle de leader et de référent au sein de la structure d’accueil. Cette VAE est exigeante et s’adresse aux professionnels qui ont déjà une forte expérience dans la coordination de projets, le travail en partenariat et l’accompagnement d’équipes pluridisciplinaires.
VAE dans la petite enfance : Tout savoir sur le parcours
Vous avez trouvé le diplôme qui correspond à votre pratique ? C’est un grand pas en avant ! Vient ensuite la question de l’organisation : par où commencer ? Si l’idée des démarches vous donne un peu le vertige, soyez tranquille. La VAE est un processus très bien ficelé qui se déroule simplement, en trois étapes claires.
Étape 1 : Le dossier de faisabilité
C’est le point de départ de votre VAE. Ce premier dossier se présente comme une grille où vous allez évaluer vos propres acquis en lien avec le diplôme visé.
Pour chaque compétence demandée, vous indiquez simplement si vous l’avez acquise : « oui », « non » ou « partiellement ». Pensez à ajouter un commentaire pour appuyer et justifier ce choix en donnant un exemple de votre quotidien. Cela vous permet d’identifier vos points forts avant d’obtenir votre recevabilité.
Étape 2 : Le dossier VAE
C’est la partie la plus longue, la plus intense, mais aussi la plus belle de votre projet. Le dossier VAE n’est pas un examen théorique, c’est un véritable travail d’introspection professionnelle. Vous allez devoir choisir et décrire précisément plusieurs situations de travail concrètes que vous avez vécues.
Par exemple : comment avez-vous géré la période de familiarisation d’un tout-petit ? Comment avez-vous aménagé un espace de motricité ? L’objectif est d’analyser votre pratique et de mettre des mots sur vos actes : pourquoi avez-vous fait ces choix pédagogiques ? C’est une étape qui demande de l’énergie, de la régularité, mais qui vous fera prendre conscience de l’étendue de vos talents.
L’oral devant le jury (La consécration)
C’est la dernière ligne droite avant de célébrer votre réussite ! Vous allez rencontrer un jury composé de professionnels de la petite enfance et de formateurs. Attention, ce n’est pas un interrogatoire, mais un véritable échange entre professionnels du même secteur. Le jury a lu votre Livret 2 et va vous poser des questions pour approfondir certains points, vérifier que c’est bien vous qui l’avez rédigé et s’assurer que vous avez le recul nécessaire. C’est le moment de briller, d’être fière de votre parcours et de montrer votre passion pour votre métier.
Quelle est la durée réelle d’une VAE dans la petite enfance ?
S’engager dans une VAE, c’est comme préparer un marathon : il faut de l’endurance et de la persévérance. Il est important d’être réaliste dès le départ pour ne pas se décourager en cours de route. La durée globale d’une VAE chez INFANS est de 8 mois.
Voici comment ce temps se répartit généralement sur une année :
- Environ 2 mois pour obtenir la faisabilité.
- 6 à 7 mois pour la rédaction de votre dossier de VAE. C’est ici que vous passerez le plus de temps, souvent sur vos soirs et week-ends après le travail.
- Une fois votre dossier de VAE terminé et déposé, il faut patienter pour l’organisation d’un jury par votre académie (en moyenne deux par an).
Il y aura des moments de doute, des pages blanches et des baisses de motivation. C’est tout à fait normal et cela fait partie intégrante du processus de réflexion !
Comment financer sa VAE ?
Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de casser votre tirelire pour obtenir votre diplôme ! Il existe de nombreux dispositifs pour financer les frais administratifs et, surtout, l’accompagnement (qui est vivement recommandé). Voici les principales solutions à explorer selon votre situation professionnelle.
Le Compte Personnel de Formation (CPF)
C’est l’outil le plus simple, le plus rapide et le plus utilisé aujourd’hui. Si vous avez travaillé ces dernières années en France, vous avez obligatoirement cumulé des droits sur votre CPF. Vous pouvez utiliser cette cagnotte pour financer un accompagnement VAE de qualité, que vous soyez salarié, indépendant ou demandeur d’emploi. La démarche d’inscription se fait directement en ligne, en quelques clics, sur le site officiel.
Transitions Pro et les OPCO
Si vous êtes salarié en poste, votre employeur peut jouer un rôle clé dans votre évolution. Les OPCO (Opérateurs de Compétences) peuvent prendre en charge votre VAE dans le cadre du plan de développement des compétences de votre crèche ou association. Si vous êtes dans le secteur privé, l’organisme Transitions Pro propose aussi un dispositif très avantageux appelé « Congé VAE ». Cela vous permet d’obtenir un financement total et même de prendre du temps sur vos heures de travail pour rédiger votre dossier à la maison.
France Travail et le Conseil Régional
Si vous êtes actuellement en recherche d’emploi ou en reconversion, des aides spécifiques sont prévues pour vous soutenir. France Travail (anciennement Pôle Emploi) peut financer tout ou partie de votre accompagnement via une aide individuelle à la formation. Les Conseils Régionaux proposent également très souvent des « chéquiers VAE » ou des subventions régionales dédiées à l’emploi. N’hésitez pas à en parler rapidement à votre conseiller pour monter le dossier de financement.
FAQ : Vos questions fréquentes sur la Validation des Acquis
Est-ce que le diplôme obtenu en VAE a la même valeur ? Oui, absolument ! Un diplôme obtenu par la VAE a exactement la même valeur juridique et professionnelle qu’un diplôme obtenu de manière classique en école. Sur votre papier officiel, rien n’indiquera que vous l’avez eu par la VAE.
Peut-on rater sa VAE ? Il existe trois possibilités : la validation totale (vous avez le diplôme !), le refus, ou la validation partielle. Si c’est partiel, ce n’est pas un échec : vous gardez le bénéfice des blocs validés à vie et vous pouvez repasser les modules manquants plus tard. Attention, cela ne veut pas dire que votre savoir-faire n’est pas suffisant, simplement que vos compétences ne correspondent pas entièrement aux compétences du diplôme. Ça ne remet pas en cause la qualité du travail fourni.
Quel est le rôle d’un accompagnateur VAE ? L’accompagnateur est un coach bienveillant et un expert de la méthodologie. Il ne rédige pas à votre place, mais il vous aide à choisir les bonnes situations, à structurer vos idées, à corriger vos écrits et vous prépare mentalement pour briller à l’oral.
Conclusion : Ne restez pas seul(e), faites-vous accompagner !
Se lancer dans une démarche de certification en candidat libre est courageux, mais c’est un parcours semé d’embûches. La solitude face à l’ordinateur, la fatigue après une longue journée en section, et la difficulté à prendre du recul sur son propre travail sont les premières causes d’abandon. Maintenant que le sujet de la VAE n’a plus de secret pour vous, il est temps de passer à l’action.
Chez Infans, nous savons à quel point votre quotidien est intense et exigeant. C’est pourquoi nous avons conçu un accompagnement sur-mesure, avec des outils concrets et des repères pédagogiques clairs pour les professionnels du secteur. Nous vous aidons à traduire vos gestes intuitifs en compétences professionnelles reconnues. Avec notre aide bienveillante, vous gagnez un temps précieux, vous reprenez confiance en vous et vous sécurisez votre réussite.
Du 14 au 22 mars, la Semaine Nationale de la Petite Enfance met à l’honneur les tout-petits, les familles et les professionnels de la petite enfance qui les accompagnent chaque jour.
Chaque année, cet événement national permet de mettre en lumière le développement de l’enfant, de partager des réflexions pédagogiques et de valoriser les métiers du secteur.
En 2026, le thème choisi est « Des équilibres », un jeu de mots qui invite à réfléchir à toutes les formes d’équilibre nécessaires pour bien grandir.
Pourquoi l’équilibre est essentiel dans le développement de l’enfant
Depuis toujours, la vie est une question d’équilibre. Elle demande des ajustements constants, des adaptations et une attention particulière aux besoins de chacun. Dans le domaine de la petite enfance, cette idée prend tout son sens.
Grandir, c’est apprendre progressivement à trouver son équilibre entre :
- les limites et la liberté,
- la sécurité et l’autonomie,
- les besoins individuels et la relation aux autres
- etc …
Accompagner les jeunes enfants, c’est être attentif à ces équilibres parfois fragiles et toujours en mouvement.
Ces équilibres se construisent au fil du développement de l’enfant mais aussi grâce à l’accompagnement des adultes : parents et professionnels de la petite enfance.
Le rôle essentiel des adultes dans ces équilibres
Les adultes occupent une place centrale dans la construction de ces différents équilibres. Au quotidien, parents et professionnels de la petite enfance accompagnent l’enfant en lui offrant :
- un cadre sécurisant,
- une présence attentive,
- un environnement propice à l’exploration et à l’apprentissage.
Mais cette notion d’équilibre concerne aussi les professionnels eux-mêmes. Dans un métier exigeant et passionnant, il est important de trouver un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Le détachement est important dans cet équilibre et permet de continuer à accompagner les enfants avec bienveillance, disponibilité et engagement.
Les différents équilibres dans le développement de l’enfant
L’équilibre physique et moteur
Dès les premiers mois de vie, l’enfant explore son corps et son environnement. Il apprend progressivement à se tenir assis, se mettre debout, marcher ou encore courir. Ces étapes du développement moteur sont essentielles et demandent de nombreux ajustements.
Le jeune enfant passe beaucoup de temps à expérimenter son équilibre corporel. Par exemple se tenir sur le ventre grâce à leurs mains. Lorsqu’ils sont plus grand, ils peuvent marcher sur une ligne, grimper sur un mur ou explorer l’espace.
L’équilibre émotionnel
À la naissance, le cerveau de l’enfant est encore en plein développement. Il ne possède pas encore les capacités nécessaires pour réguler seul ses émotions. C’est grâce à la présence rassurante d’un adulte que l’enfant apprend progressivement à identifier, comprendre et gérer ses émotions. L’accompagnement des parents et des professionnels de la petite enfance joue donc un rôle essentiel pour construire un équilibre émotionnel sécurisant.
L’équilibre relationnel
Dans les premières années de vie, l’enfant découvre progressivement la relation à l’autre. Avant l’âge de trois ans, il joue souvent seul ou en parallèle des autres enfants, chacun dans son activité. Progressivement, vers 3 ans, les interactions se développent : les enfants commencent à jouer ensemble, partager et coopérer. Ces expériences contribuent à construire l’équilibre relationnel et social de l’enfant.
L’équilibre cognitif et le rythme de développement
Chaque enfant se développe à son propre rythme. Certains vont développer plus rapidement leurs capacités motrices, d’autres leurs compétences émotionnelles ou cognitives. Il est donc essentiel de respecter le rythme individuel de chaque enfant, tout en l’accompagnant dans ses découvertes et ses apprentissages.
Une semaine pour valoriser la petite enfance
La Semaine Nationale de la Petite Enfance est un moment privilégié pour réfléchir collectivement aux enjeux du développement de l’enfant et partager les connaissances autour de la petite enfance. C’est aussi une belle occasion de valoriser les métiers du secteur et de mettre en lumière l’engagement des professionnels qui contribuent chaque jour au bien-être et à l’épanouissement des tout-petits. Cette semaine est une véritable invitation à prendre du recul sur les pratiques éducatives et à penser la complexité du quotidien auprès des jeunes enfants. C’est précisément dans cette démarche que s’inscrit l’engagement d’Infans.
Notre engagement
C’est dans cette dynamique, qu’Infans s’engage pleinement dans la thématique portée par la Semaine Nationale de la Petite Enfance 2026 en proposant plusieurs ressources :
- Une vidéo de notre expert expliquant la thématique
- Une sélection de formations accompagnées de fiches téléchargeables
- Un cahier d’activités
et bien d’autres contenus à découvrir !
Suivez-nous sur nos réseaux pour en savoir plus 😉