La période de familiarisation : comment accompagner l’enfant et ses parents ?
Les premiers jours d’accueil sont rarement des jours comme les autres. Pour l’enfant, beaucoup de choses changent d’un coup : le lieu, les visages, les habitudes, les bruits… Pour les parents aussi, cette première séparation peut être un vrai cap à passer.
C’est justement tout l’intérêt de la période de familiarisation, anciennement période d’adaptation. Elle laisse à chacun le temps de découvrir cette nouvelle organisation, sans chercher à aller trop vite.
Alors, comment accompagner ces premiers jours ? Que pouvez-vous mettre en place pour rassurer l’enfant, mais aussi ses parents ?
A quoi sert la période de familiarisation ?
Avant de passer une journée entière dans son nouveau lieu d’accueil, l’enfant peut avoir besoin de temps pour découvrir ce nouvel environnement.
Selon les situations, elle peut commencer par un temps passé ensemble avec le parent, puis se poursuivre avec une première séparation assez courte. L’enfant pourra ensuite rester pour un repas, une sieste ou une demi-journée avant d’effectuer une journée complète. Mais il n’existe pas de planning parfait à reproduire pour chaque enfant.
Certains semblent très vite à l’aise, tandis que d’autres ont besoin de plus de temps. L’âge de l’enfant, son tempérament, ses habitudes ou encore son expérience de la séparation peuvent jouer sur la façon dont il vit cette période.
Le plus important reste donc de prendre le temps d’observer ses réactions et d’échanger avec ses parents.
Les premières séparations : des émotions des deux côtés
Un enfant qui pleure au moment du départ, un parent qui hésite à franchir la porte, un dernier câlin qui dure un peu plus longtemps que prévu… Les premières séparations ne sont pas toujours simples. Et elles ne le sont pas uniquement pour l’enfant.
Pour un parent, confier son bébé ou son jeune enfant à une autre personne peut faire naître beaucoup de questions. Dans ces moments-là, votre rôle est aussi d’accueillir les émotions de l’enfant, mais aussi les inquiétudes de son parent.
Même avec un tout-petit, les mots ont leur place. Vous pouvez lui expliquer simplement ce qui se passe : papa ou maman s’en va, il va passer un moment avec vous et son parent reviendra le chercher.
Un petit rituel peut aussi aider : un bisou, une phrase que l’on répète chaque matin, un signe de la main depuis la fenêtre… Rien de très compliqué. L’essentiel est que ce moment devienne reconnaissable pour l’enfant.
Et même si la tentation peut être grande pour le parent de partir discrètement pendant que l’enfant joue, mieux vaut lui dire au revoir. Il pourra ainsi vivre la séparation, mais aussi faire l’expérience des retrouvailles.
Apprendre à connaître le rythme de l’enfant
La période de familiarisation, c’est aussi le moment où vous apprenez à connaître l’enfant. Comment s’endort-il ? Quels sont ses signes de fatigue ? Qu’est-ce qui l’apaise lorsqu’il pleure ? Certaines réponses viendront de vos observations, d’autres des échanges avec ses parents.
Ces premiers jours sont donc l’occasion de parler de son sommeil, de ses repas, de ses habitudes ou encore des petits rituels qu’il connaît à la maison.
L’idée n’est pas de reproduire exactement son quotidien familial dans son lieu d’accueil. Ce serait d’ailleurs rarement possible. Il s’agit plutôt de mieux comprendre ce qu’il connaît déjà pour l’aider à trouver ses marques avec vous.
Des petits repères qui peuvent faire une grande différence
Pour un jeune enfant, arriver dans un nouvel environnement représente beaucoup d’informations à découvrir en même temps. Mais au fil des jours, certains éléments vont devenir familiers.
Il va retrouver les mêmes espaces, certains jouets, votre voix qu’il commence à reconnaître, le coin où il mange ou encore la chanson entendue avant la sieste. Tous ces petits détails finissent par faire partie de son quotidien.
Le doudou, la tétine ou un autre objet familier peuvent également avoir une place importante pendant cette période et faire le lien avec la maison.
Pas besoin de multiplier les rituels pour autant. Quelques habitudes simples, répétées au fil des jours, peuvent déjà beaucoup aider.
Et les parents dans tout ça ?
Eux aussi apprennent à vous faire confiance.
Au début de l’accueil, quelques minutes d’échange peuvent parfois suffire : raconter que l’enfant a fini par s’apaiser, qu’il a joué, bien mangé ou réussi à dormir. Ces petits retours permettent aux parents de mieux comprendre comment leur enfant vit sa journée lorsqu’ils ne sont pas avec lui.
Cela ne veut pas dire qu’il faut uniquement raconter ce qui s’est bien passé. Une séparation difficile, une sieste très courte ou un repas compliqué peuvent aussi être évoqués. La confiance se construit également grâce à des échanges sincères.
Accompagner les parents pendant la familiarisation s’apprend aussi. La formation Soutenir la parentalité au quotidien aborde notamment cette période : comment communiquer avec les familles, valoriser leurs compétences et construire une relation de confiance dès les premiers jours. Elle est disponible dès maintenant, pour un départ en formation dès janvier 2027.
Le rôle de l’assistante maternelle pendant la familiarisation
Pendant cette période, l’observation prend une place importante. Elle vous permet de mieux reconnaître les réactions de l’enfant, ce qui l’apaise et, peu à peu, ses besoins.
Votre rôle est aussi de faire le lien avec les parents, d’accompagner les premières séparations et d’ajuster l’accueil en fonction de vos observations.
Il n’y a donc pas vraiment de « bonne adaptation » à réussir en trois jours, cinq jours ou une semaine. Chaque enfant a besoin de trouver sa place à son rythme dans ce nouvel environnement.
Mon accueil se passe bien, mais l’enfant pleure toujours au départ : faut-il s’inquiéter ?
Pas forcément. Les pleurs au moment de la séparation ne racontent pas toute la journée de l’enfant. C’est ce qui se passe ensuite qui apporte souvent le plus d’informations.
Arrive-t-il à s’apaiser une fois son parent parti ? Est-ce qu’il joue ? Se laisse-t-il consoler ? Commence-t-il à venir spontanément vers vous ? Y a-t-il des moments où il semble détendu et profite simplement de sa journée ?
Un enfant peut encore pleurer au moment de dire au revoir tout en commençant à se sentir bien dans son lieu d’accueil.
Si les difficultés persistent, l’échange avec les parents permet de croiser vos observations et, si besoin, d’ajuster certaines habitudes autour de l’arrivée ou du départ.
Trouver ses marques prend parfois un peu de temps
La familiarisation ne se joue finalement pas sur un nombre précis de jours. L’enfant découvre un nouveau lieu et une nouvelle personne, les parents apprennent à le confier et, de votre côté, vous apprenez à connaître un nouvel enfant et sa famille.
Certains trouveront rapidement leur rythme. Pour d’autres, il faudra un peu plus de temps. L’essentiel est de laisser la relation se construire, sans chercher à faire entrer chaque enfant dans le même modèle.
Continuer à faire évoluer ses pratiques avec Infans
Les premières séparations, le sommeil, les émotions, la communication avec les familles…
Ce sont des situations que vous rencontrez régulièrement dans votre quotidien professionnel. Et même avec plusieurs années d’expérience, certaines peuvent encore amener à se questionner ou à chercher de nouvelles façons de faire.
Chez Infans, nous proposons des formations dédiées aux professionnelles de la petite enfance pour vous permettre d’approfondir vos connaissances, de découvrir de nouveaux outils et de continuer à faire évoluer vos pratiques.
Et si vous souhaitez aller plus loin dans votre parcours professionnel, l’expérience acquise au fil des années peut aussi être valorisée. Infans vous accompagne dans votre démarche de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) afin de faire reconnaître vos compétences et, selon votre parcours, d’obtenir un diplôme ou une certification.
Parce que se former ne signifie pas repartir de zéro. C’est aussi s’appuyer sur tout ce que vous savez déjà faire pour continuer à avancer.
La rentrée est finie et votre planning d’accueil présente encore des disponibilités ? Ne pas trouver de contrat à cette période suscite de l’inquiétude, mais il faut garder à l’esprit que cette situation s’inscrit aussi dans une conjoncture globale complexe.
Point terrain : un secteur de la petite enfance en pleine mutation
Avant de remettre en question votre pratique ou la qualité de vos accueils, il est essentiel de prendre du recul sur la réalité sociodémographique actuelle :
- La baisse continue de la natalité : la baisse du nombre de naissances enregistrée ces dernières années réduit mécaniquement le nombre de jeunes enfants à accueillir sur l’ensemble du territoire.
- L’instauration du congé de naissance : ce nouveau congé rentré en vigueur cet été, a considérablement changer la donne sur l’accueil des jeunes enfants. Les premiers retours montrent que les parents se saisissent plus facilement de ce congé du fait des avantages qu’il leur procure.
- Des disparités territoriales marquées : la situation est très hétérogène d’une commune à l’autre. Alors que certaines zones souffrent d’un manque criant de modes de garde, d’autres bassins de vie affichent une offre supérieure à la demande locale, rendant la signature de contrats plus difficile.
Comprendre ces dynamiques permet de déculpabiliser. Il existe heureusement des leviers d’action pour débloquer votre situation, valoriser ce temps disponible ou envisager la suite de votre parcours.
Activer et optimiser sa visibilité locale
Pour être contactée par les parents, il est indispensable d’informer votre réseau de vos places disponibles.
- Mettre à jour le profil monenfant.fr : ce site géré par la CAF constitue le premier réflexe de recherche des familles. Vérifiez que vos créneaux libres et vos coordonnées y sont parfaitement renseignés.
- Contacter le Relais Petite Enfance (RPE) : prévenez l’animatrice de votre secteur. Les parents en recherche de dernière minute s’adressent très souvent à ce service.
- Mobiliser le réseau de proximité : prévenez vos collègues assistantes maternelles qui affichent complet afin qu’elles réorientent les familles vers vous.
- S’inscrire sur des plateformes spécialisées : de plus en plus de plateformes en ligne permettent de s’inscrire en tant qu’assistante maternelle pour indiquer que vous avez des places d’accueil disponibles à l’instar de Nounou Top.
Diversifier son offre et sécuriser ses revenus
En attendant de signer un contrat à temps plein, adapter votre proposition permet de maintenir une activité et des rentrées d’argent.
- Proposer de l’accueil occasionnel ou d’urgence : dépanner des parents dont l’assistante maternelle est absente ou assurer un relais temporaire permet de créer du lien avec de nouvelles familles.
- Envisager l’accueil périscolaire : prendre en charge des enfants après l’école ou le mercredi aide à compléter un planning incomplet.
- Effectuer les démarches auprès de France Travail : en cas de perte d’activité ou de baisse de revenus, mettez à jour votre situation pour bénéficier de l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) si vous remplissez les conditions d’attribution.
Transformer ce temps disponible en opportunité de formation
Une période de sous-activité ne doit pas être subie. C’est le moment idéal pour enrichir vos compétences et renforcer votre attractivité auprès des parents.
- Développer de nouvelles expertises : approfondissez des thématiques très demandées par les familles comme la gestion des émotions, la langue des signes bébé, l’alimentation.
- Bénéficier des droits de formation : en tant qu’assistante maternelle, vous disposez d’un accès à la formation continue intégralement financé, avec maintien de salaire ou indemnisation selon votre statut au moment de la session.
- Se former à distance à son rythme : les parcours en ligne permettent de monter en compétences directement depuis chez vous, sans contrainte de déplacement, tout en restant disponible pour recevoir des familles en entretien.
Découvrez nos formations à distance financées par le plan de développement des compétences et préparez dès aujourd’hui la suite de votre activité.
Envisager une reconversion : faire le point grâce au bilan de compétences
Si cette baisse d’activité déclenche une réflexion plus globale sur votre avenir professionnel, c’est peut-être le signe qu’il est temps de changer d’horizon. Les années passées auprès des enfants vous ont permis d’acquérir de solides compétences transversales (organisation, gestion du stress, pédagogie, écoute) valorisables dans de nombreux autres métiers.
- Réaliser un bilan de compétences : cet accompagnement sur mesure vous permet de faire le point sur vos atouts, vos motivations et d’élaborer un projet de reconversion réaliste et épanouissant.
- Sécuriser votre expérience avec la VAE : la VAE vous permet d’obtenir un diplôme par le biais de vos expériences passées, par ce biais, vous pouvez découvrir de nouvelles opportunités dans le monde de la petite enfance.
- Mobiliser son CPF : le bilan de compétences et la VAE sont éligibles au financement via votre Compte Personnel de Formation (CPF). Des prises en charge complémentaires sont également possibles via France Travail.
Un profil régulièrement mis à jour et valorisé par de nouvelles compétences rassure les parents et fait la différence lors des premiers échanges.
Un guide pratique pour aborder la nouvelle année professionnelle avec sérénité et professionnalisme.
Pour les assistantes maternelles, le mois de septembre est synonyme de grands mouvements. Entre le départ vers l’école des plus grands, l’arrivée de nouveaux tout-petits et la réorganisation des plannings, cette période demande un réel investissement d’anticipation et d’adaptation.
Pour vivre cette transition de manière fluide, la réussite de la rentrée repose sur un équilibre subtil entre une organisation logistique rigoureuse, un partenariat de confiance avec les parents et un accompagnement bienveillant des enfants dans leurs émotions.
1. L’aspect organisationnel : poser des bases solides et anticipées
Une rentrée sereine se prépare bien avant l’arrivée du premier enfant. L’organisation matérielle et administrative permet de dégager de l’esprit pour se consacrer pleinement à l’humain.
Mise à jour administrative et contractuelle
- Vérification des dossiers : Assurez-vous que les informations des enfants sont à jour: fiches de renseignements, autorisations d’administration de médicaments, ordonnances, vaccinations.
- Plannings et mensualisations : Clarifiez avec les parents les horaires prévus, les semaines de congés afin d’éviter tout malentendu durant l’année.
- Accueil : Demandez une turbulette, et une tenue de rechange à la bonne taille. Les enfants ont grandi durant l’été!
Aménagement de l’espace d’accueil
L’arrivée de nouveaux enfants implique souvent d’adapter l’environnement aux différents stades de développement :
- Sécurisation des espaces : Contrôlez le matériel de puériculture (lits à barreaux, sièges auto, chaises hautes) et sécurisez les zones de jeu.
- Espaces modulables : Prévoyez un coin bébés cocooning et sécurisé, à l’écart des zones de jeu dynamique des plus grands.
- Matériel et jeux : Renouvelez les bacs d’activités en privilégiant des jeux favorisant l’exploration autonome et la motricité fine.
2. L’aspect relationnel avec les parents : coconstruire une alliance éducative
Accueillir un enfant, c’est aussi accueillir ses parents. Pour ces derniers, la séparation est souvent source de doutes ou d’inquiétudes. Instaurer une relation partenariale fondée sur l’écoute, la communication bienveillante et le respect mutuel est essentiel dès les premiers contacts, des axes au cœur de la formation sur la relation avec les familles et la communication professionnelle.
La période de familiarisation : une étape incontournable
La période de familiarisation ne se limite pas à habituer l’enfant à son nouvel environnement ; elle permet aux parents de découvrir votre fonctionnement et de poser leurs questions. Cette période est parfois également nécessaire après une longue absence, comme les congés. Certains enfants ont besoin d’une reprise en douceur.
- Progression douce : Planifiez des temps de présence courts au début, idéalement avec le parent, puis sans lui pour de petites durées.
- Échange sur les habitudes : Prenez le temps de consigner les rituels du domicile (endormissement, doudou, alimentation, repères de réconfort) afin d’assurer une continuité bienveillante.
Une communication quotidienne fluide et bienveillante
- Transmissions ciblées : Privilégiez des temps de transmission qualitatifs matin et soir. Le cahier de liaison (ou application dédiée) complète utilement les échanges oraux pour consigner les informations physiologiques (repas, sieste, changes).
- Accompagnement à la parentalité : Adoptez une posture d’écoute sans jugement. Valorisez les compétences parentales et rassurez les familles sur l’épanouissement de leur enfant à travers des anecdotes concrètes et des photos.
3. L’aspect relationnel avec les enfants : sécurité affective et repères
Pour le tout-petit, la rentrée représente une grande aventure : de nouveaux bruits, d’autres enfants et de nouvelles figures d’adulte.
Accompagner la séparation et accueillir les émotions
- Nommer les ressentis : Mettez des mots simples sur ce que vit l’enfant : « C’est difficile de dire au revoir à papa/maman, mais ils reviendront après le goûter. »
- Contenant affectif : Proposez votre présence, une posture disponible au sol et un environnement sécurisant pour l’aider à réguler ses tempêtes émotionnelles.
- Objet de transition : Laissez le doudou ou la tétine accessible à tout moment de la journée, et pas seulement pour la sieste.
Structurer la journée grâce aux rituels
Les rituels sont des repères visuels et temporels rassurants pour le jeune enfant :
- Repères fixes : Conservez des horaires réguliers pour les repas, les temps de repos et les sorties.
- Compréhension du temps : Utilisez des chansons d’accueil, des histoires ou des repères visuels pour matérialiser les étapes de la journée.
- Rythme individuel : Veillez à respecter l’horloge biologique de chaque enfant, notamment pour le sommeil des bébés, même au sein de la dynamique de groupe.
En conclusion : prenez aussi soin de vous !
Penser à l’accueil des enfants et à la réassurance des parents ne doit pas vous faire oublier votre propre bien-être. La rentrée demande une grande énergie physique et émotionnelle. Des thématiques de formation axées sur la prévention du stress, l’ergonomie (prévention des TMS) ou encore la bientraitance professionnelle vous aident à préserver votre équilibre. Accordez-vous des pauses, aménagez votre temps d’activité et n’hésitez pas à vous appuyer sur les réseaux professionnels (RPE, associations d’assistantes maternelles, temps d’analyse des pratiques) pour partager vos expériences et enrichir vos pratiques quotidiennes.
Pour aller plus loin et renforcer vos compétences sur ces thématiques, découvrez également nos programmes de formation continue dédiés à l’accompagnement des émotions, …
Le départ en vacances est souvent un moment mêlé d’excitation et d’appréhension pour les parents. Entre l’organisation des bagages et la gestion de la chaleur, les longs trajets avec des enfants de 0 à 3 ans demandent une préparation rigoureuse pour garantir leur bien-être et leur sécurité.
1. La préparation : anticiper pour mieux voyager
L’anticipation est la clé d’un départ réussi. Pour éviter le stress de dernière minute, une checklist rigoureuse s’impose.
Le sac indispensable pour le trajet
| Catégorie | Éléments à prévoir pour la route |
| Hygiène | Gel hydroalcoolique, lingettes, sacs poubelle, nécessaire de change complet, bouteille d’eau. |
| Sécurité | Trousse de secours, vaporisateur d’eau pour rafraîchir, numéros d’urgence. |
| Repas | Sacs isothermes, pains de glace, vaisselle incassable (silicone recommandé), gourde d’eau. |
| Confort | Doudou, sucette (si besoin), une petite couverture légère en coton. |
Habiller bébé pour la route
Contrairement aux adultes, les enfants de moins de 2 ans régulent mal leur température corporelle.
- Matières naturelles : Privilégiez le coton biologique, le lin ou le bambou pour laisser respirer la peau.
- Évitez le synthétique : Le polyester bloque l’évacuation de la sueur et peut favoriser les irritations.
- Coupes amples : Choisissez des vêtements fluides qui permettent à l’air de circuler librement.
- Couleurs claires : Le blanc ou le beige réfléchissent la lumière et accumulent moins la chaleur.
2. L’organisation durant le trajet : Gérer la chaleur et l’hydratation
Pendant le voyage, la priorité absolue reste la protection contre les coups de chaud.
Hydratation constante
Proposez de l’eau très régulièrement, même si l’enfant n’en manifeste pas le besoin. Pour les nourrissons, multipliez les tétées ou les prises de lait, car celui-ci est composé à plus de 80 % d’eau et s’adapte à leurs besoins. N’hésitez pas à laisser une gourde à portée de main des enfants.
Le « test de la nuque »
Pour savoir si l’enfant a trop chaud dans son siège auto, ne touchez pas ses mains ou ses pieds. Posez votre main sur sa nuque ou son thorax : si la peau est moite ou chaude, l’enfant est trop couvert. En cas de forte chaleur, n’hésitez pas à laisser l’enfant en body très léger. Enfin, gardez en tête que le siège-auto en lui-même tient chaud. Vous pouvez donc y ajouter une housse en matière éponge qui permettra d’absorber la transpiration. En revanche, ne laissez pas bébé torse nu dans son siège , bébé sera vite « moite », et la ceinture pourrait l’irriter.
Vigilance en pause et à l’arrêt
- Horaires de circulation : Si possible, évitez de rouler (ou de sortir lors des pauses) entre 11h et 16h, heures de rayonnement UV maximal.
- Protection solaire : Même dans la voiture, utilisez des pare-soleil. En extérieur, prévoyez un chapeau à larges bords et des lunettes de soleil (catégorie 3 ou 4).
- Aération : Ne couvrez jamais la poussette ou le siège auto avec un lange. Cela crée un effet de serre dangereux qui fait grimper la température en quelques minutes.
3. S’adapter aux besoins alimentaires en déplacement
Le repas durant le trajet peut devenir un moment d’éveil si l’on s’adapte à l’âge de l’enfant.
- Moins de 6 mois : L’alimentation reste exclusivement lactée. Le lait maternel ou infantile suffit à ses besoins.
- A partir de 9 mois : Proposez des textures fondantes comme des bâtonnets de carottes ou courgettes cuites à la vapeur, faciles à écraser entre les gencives. Prévoyez des snacks ludiques comme des muffins aux légumes (faciles à tenir) ou des morceaux de fruits frais juteux (melon, pastèque) qui apportent également de l’eau. Une soupe froide servie dans un verre apporte de la fraîcheur et de l’hydratation.
- Vigilance sécurité : Coupez impérativement les petits fruits ronds, comme les raisins, en deux dans le sens de la longueur pour éviter tout risque d’étouffement.
4. Occuper les enfants : Le trajet comme terrain de jeu
Pour les plus grands, le voyage est une opportunité d’apprentissage ludique.
- Éveil sensoriel : Prévoyez des petits sacs sensoriels « propices au calme » avec différentes textures (tissu, jouets en silicone doux). En cas de long trajet, Prévoyez des jeux nouveaux que l’enfant découvrira au fur et à mesure. Des jeux avec ventouse à accrocher sur la vitre de la voiture ou du train, un livre en tissu ou un cube d’activité que l’on peut accrocher…
- Lâcher-prise : Valorisez le plaisir partagé plutôt que la perfection de l’organisation. Un enfant qui s’amuse est un enfant qui supporte mieux le trajet.
5.Pause sportive
Au moment des traditionnelles pauses pipi, n’hésitez pas à proposer un petit sprint pour les plus grands et à installer bébé sur une couverture au sol, histoire de se dégourdir les jambes. En tant que conducteur, vous serez plus attentif et les passagers plus détendus.
En créant ce cadre sécurisé et bienveillant, vous offrez aux enfants des souvenirs estivaux magiques dès les premiers kilomètres.
Dans le secteur de la petite enfance, la formation continue n’est pas qu’une simple option pour approfondir ses compétences : c’est une obligation légale. Que vous soyez auxiliaire de crèche ou assistante maternelle, se former est le garant de la qualité de l’accueil, de la sécurité et du développement des tout-petits.
Pourquoi la formation est-elle obligatoire dans la petite enfance ?
Travailler avec de jeunes enfants exige des connaissances constamment actualisées pour s’adapter aux nouvelles réglementations et aux avancées pédagogiques. Les objectifs sont clairs :
- Sécurité et santé : prévenir les risques d’accidents et réagir face aux maladies.
- Accompagnement pédagogique : adapter ses pratiques à l’évolution de la motricité, du langage et de la socialisation de l’enfant.
- Veille réglementaire : rester en conformité dans un secteur strictement encadré.
- Bien-être professionnel : prévenir l’épuisement et soutenir l’évolution de carrière.
Les parcours types selon votre profil professionnel
Le cadre réglementaire varie selon que vous exerciez en structure collective ou à domicile, mais l’impératif de montée en compétences reste le même.
Salariées d’EAJE
Au delà du diplôme requis pour exercer en structure, différentes formations jalonnent le parcours des professionnelles :
– Obligatoires : l’analyse des pratiques professionnelles est le principal dispositif obligatoire en continu à hauteur de minimum 6h par an.
– Fortement recommandées : des formations comme HACCP (Hygiène alimentaire) sont fortement recommandées.
D’autres formations sont souvent organisées lors des journées pédagogiques avec des thématiques variées et adaptées aux besoins de l’équipe et de la structure telles que les neurosciences, l’accueil du handicap, la prévention des violences et les premiers secours.
Assistantes maternelles : le parcours d’agrément
Pour les assistantes maternelles, la formation est une condition sine qua non à l’obtention et au maintien de l’agrément délivré par le Conseil Départemental.
| Étape de l’agrément | Durée minimale | Contenu principal |
| Formation initiale (avant le 1er enfant) | 80 heures | Développement de l’enfant, santé, sécurité |
| Formation complémentaire | 40 heures | Approfondissement, relation avec les parents |
Après l’obtention de l’agrément et pour les assistantes maternelles en activité, un large catalogue de formation leur est alloué via leur plan de développement des compétences. Ainsi les assistantes maternelles peuvent renforcer leur compétence au travers de la formation continue.
Renouvellement de l’agrément et validation des acquis
Le maintien de l’agrément est subordonné à des contrôles réguliers, mais certaines assistantes maternelles peuvent bénéficier d’un renouvellement prolongé. En effet, la validation des épreuves professionnelles EP1 et EP3 du CAP AEPE est un atout majeur. Si ces épreuves sont validées, l’assistante maternelle peut obtenir un renouvellement d’agrément allant jusqu’à 10 ans.
Lors du premier renouvellement, il est également demandé à l’assistante maternelle de produire des documents permettant d’évaluer qu’elle est engagée dans une démarche d’amélioration continue de sa pratique professionnelle. Ceci peut par exemple être une attestation de fin de formation.
Cette démarche encourage la montée en compétences et la reconnaissance du rôle essentiel des professionnelles.
Nous proposons également des accompagnements à la VAE pour le diplôme du CAP AEPE.
Quelles thématiques choisir pour votre formation continue ?
Pour répondre aux exigences de qualité actuelles, les parcours de formation s’articulent autour de 5 piliers essentiels :
- Accompagnement de l’enfant : bientraitance, alimentation et état de santé, …
- Éveil et développement : gestion des émotions, neurosciences et communication bienveillante, …
- Prévention et sécurité : gestes de premiers secours et prévention des troubles musculosquelettiques (TMS), …
- Compétences langagières : communication gestuelle (bébé signe) et initiation aux langues étrangères, …
- Outils professionnels : gestion du stress, droits et devoirs du salarié, …
Prête à booster vos compétences ?
Infans propose un catalogue complet de formations adaptées pour répondre à vos besoins et envies.
Entre nouvelles attentes des parents, évolutions réglementaires, et besoins grandissants de professionnalisation, travailler dans la petite enfance ne s’improvise plus. Que l’on soit déjà professionnelles ou que l’on envisage une reconversion, il est essentiel de comprendre les compétences demandées et les grandes évolutions du secteur. Découvrez les opportunités, les perspectives d’avenir, et les conseils pour réussir dans cette filière.
Pourquoi travailler dans le secteur de la petite enfance en 2026 ?
Aujourd’hui, la petite enfance s’impose comme un secteur dynamique, porteur de sens et riche en opportunités professionnelles pour celles et ceux qui souhaitent s’engager dans un métier utile et humain.
Les métiers incontournables de la petite enfance
La petite enfance rassemble de nombreux métiers, tous animés par un objectif commun : accompagner les jeunes enfants dans leurs premières découvertes et favoriser leur épanouissement au quotidien.
Le métier d’assistante maternelle
L’assistante maternelle est une professionnelle de l’accueil individuel qui accueille les enfants à son domicile et les accompagne au quotidien dans leur développement et leur épanouissement.
Le métier d’éducatrice de jeunes enfants (EJE)
L’éducateur ou éducatrice de jeunes enfants (EJE) joue un rôle central en structure d’accueil, en concevant et en pilotant des projets pédagogiques favorisant le développement de l’enfant.
Évolutions majeures des métiers en 2026
Une professionnalisation renforcée
Le secteur de la petite enfance connaît une montée en exigences, portée par les attentes des familles et les évolutions institutionnelles. Aujourd’hui, plus que jamais, les compétences sont au cœur du métier. Il existe de nombreuses VAE et formations certifiées qui permettent de renforcer le professionnalisme. Ces dispositifs permettent de développer une posture professionnelle plus solide, en phase avec les attentes du secteur.
Au-delà du diplôme, ce sont les savoir-faire concrets, la posture professionnelle et la capacité d’adaptation qui font la différence pour garantir un accompagnement de qualité.
Les VAE tel que VAE du TP IEPE et la montée en compétences deviennent ainsi des leviers essentiels pour évoluer et sécuriser son parcours professionnel.
Digitalisation des pratiques
Le numérique s’invite progressivement dans le quotidien des professionnels. Outils pédagogiques digitaux, communication facilitée avec les familles, plateformes de suivi ou dossiers partagés : les pratiques évoluent.
Les professionnels de la petite enfance s’approprient de plus en plus ces outils pour gagner en efficacité et enrichir leur accompagnement.
Approche centrée sur le développement de l’enfant
Les pratiques éducatives évoluent vers des approches plus respectueuses du rythme et des besoins de chaque enfant.
Elles deviennent :
- plus individualisées
- fondées sur l’observation active
- enrichies par des pédagogies innovantes
L’objectif reste le même : favoriser le développement global et l’épanouissement de chaque enfant.
Comment se former et évoluer dans la petite enfance en 2026 ?
Pour répondre aux nouvelles exigences du secteur, la formation devient un levier indispensable d’évolution professionnelle. Que l’on débute dans le métier ou que l’on souhaite évoluer, il est essentiel de développer ses compétences et de faire reconnaître son expérience.
Les formations complémentaires et adaptées
Les formations complémentaires et adaptées jouent un rôle clé dans la professionnalisation des métiers de la petite enfance. Elles permettent de renforcer son savoir-faire et sa crédibilité auprès des employeurs. En réalisant des formations, les professionnels gagnent en légitimité auprès des familles et des structures.
Infans propose un catalogue de formations spécialement conçues pour les professionnels de la petite enfance, découvrez nos formations tel que :
- les droits et devoirs dans l’exercice de son métier
- le sommeil de l’enfant, ou
- enrichir ses pratiques grâce aux pédagogies alternatives
La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE)
En 2026, la VAE est un outil pour valoriser l’expérience des professionnels. Elle permet d’obtenir un diplôme reconnu sans reprendre un cursus scolaire.
Infans propose un accompagnement VAE dédié aux métiers de la petite enfance, pour guider chaque candidat au mieux dans cette démarche.
Les professionnelles de la petite enfance font aujourd’hui face à des enjeux majeurs. Malgré leur engagement, beaucoup expriment un manque de reconnaissance et des conditions parfois difficiles. La pénibilité du métier, la charge émotionnelle et certaines situations de précarité (temps partiels, évolution limitée) restent des réalités du terrain. Ces attentes renforcent la nécessité de mieux valoriser les métiers de la petite enfance et d’accompagner les professionnelles dans le développement de leurs compétences et de leur parcours.
Travailler dans la petite enfance en 2026, c’est s’investir dans un métier riche de sens et humain. Continuer de se former et de développer ses compétences permet de mieux accompagner les enfants et de construire un parcours professionnel épanouissant.
Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances ou découvrir de nouvelles pratiques, Infans propose des formations pensées pour les professionnels de la petite enfance, avec un accompagnement adapté aux réalités du terrain.
Pajemploi évolue continuellement. Le prochain changement concerne notamment les déclarations des enfants accueillis par les assistantes maternelles.
Dans cet article, nous détaillons ce qui évolue et comment ces nouvelles règles se traduisent concrètement pour mieux comprendre et anticiper leurs effets.
Une déclaration par enfant
En tant qu’assistante maternelle, vous attendiez cette évolution depuis longtemps ! Chaque enfant accueilli par une assistante maternelle fait désormais l’objet d’une déclaration distincte sur Pajemploi.
Un enfant = une déclaration.
Désormais, même dans le cadre de fratries, les déclarations seront individuelles. L’assistante maternelle aura donc une feuille de paye par enfant.
Ceci vous facilitera donc les calculs de fin de contrats, vos démarches auprès de France travail et vos déclarations d’impôts.
La conséquence pour les parents employeurs
Pour les fratries, les cotisations sociales concernant les enfants de plus de 6 ans ne seront plus prises en charge par le Complément de libre choix du Mode de Garde (CMG), sauf dans le cas des familles monoparentales (jusqu’ à 11 ans).
Cette évolution implique donc une hausse dans le budget familial et un choix potentiellement différent de mode de garde.
La conséquence pour les assistantes maternelles
Cette nouvelle règle peut susciter de l’inquiétude, surtout pour les assistantes maternelles qui accueillent des enfants de plus de 6 ans. Certains parents pourraient être amenés à adapter ou même à rompre un contrat.
Information complémentaire sur Pajemploi.fr
Pour protéger les informations personnelles et limiter les risques de fraude, Pajemploi met en place la double authentification. Cette fonctionnalité ajoute un niveau de sécurité : même en cas de connaissance du mot de passe, la connexion nécessite le code envoyé sur le téléphone ou l’email associé au compte.
Notre formation sur les droits et devoirs
Nos formations sont pensées pour en apprendre plus sur son métier et bénéficier d’un contenu réactualisé régulièrement pour être au fait de l’actualité. Nous avons une attention particulière pour le contenu de cette formation afin qu’il suive l’évolution de la législation. Notre formation spécifique « Droits et devoirs dans l’exercice de son métier » est disponible sur notre catalogue juste ici.
Nous y retrouvons les grands thèmes liés à la convention collective des assistantes maternelles : le contrat de travail, la mensualisation, les congés payés et le bulletin de salaire…
Comme chaque année, les évolutions sont nombreuses et concernent tous les aspects du métier. Entre revalorisations salariales, nouvelles obligations déclaratives, déploiement du Service public de la petite enfance, renforcement de la santé au travail, publication attendue de plusieurs référentiels… Les évolutions sont nombreuses et concernent tous les aspects du métier.
Voici notre article annuel sur le sujet :
Une hausse des minima conventionnels pour les salaires
Au 1ᵉʳ janvier 2026, le SMIC est passé à 12,02 € brut de l’heure, portant le minimum légal de rémunération des assistantes maternelles à 3,38 € brut de l’heure.
Le minimum garanti, qui sert de base au calcul des indemnités d’entretien, est quant à lui revalorisé à 4,25 € à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, en lien avec l’évolution du SMIC.
Indemnité d’entretien minimale pour une journée de 9 h
La convention collective des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile prévoit que l’indemnité d’entretien soit versée à au moins 90 % du minimum garanti pour une journée d’accueil de 9 h.
Le minimum à verser pour 9 h d’accueil est donc de 3,83 € (soit 90 % de 4,25 €).
Pajemploi : une déclaration par enfant dès janvier 2026
Pour plus de détails, retrouvez notre article dédié juste ici !
Chaque enfant accueilli aura désormais son propre bulletin de salaire et récapitulatif mensuel.
De plus, certaines indemnités (congés payés, fin de contrat) seront exclues du plafond horaire du CMG pour sécuriser l’aide financière des familles.
La généralisation de Pajemploi+ en 2027 sera à suivre de près car elle impliquera des mesures transitoires comme l’impossibilité pour les parents d’arrêter Pajemploi+ sans prévention mais aussi d’assurer une protection contre les impayés.
Santé au travail : amélioration du suivi en 2026
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, on en parlait juste ici, les assistantes maternelles ont accès à la médecine du travail via le Service de Prévention et de Santé au Travail National (SPSTN).
Mais les premiers mois ont révélé de nombreux dysfonctionnements.
En 2026, l’enjeu est d’améliorer la qualité du dispositif :
- davantage de visites en présentiel
- encadrement renforcé des téléconsultations (prise de tension, suivi de l’état de santé, orientation médicale si nécessaire)
- conventions locales avec des SPSTI pour améliorer la couverture territoriale.
Cette montée en puissance est particulièrement importante dans le secteur, marqué par la pénibilité et les problématiques musculo-squelettiques.
Relais Petite Enfance : un RPE obligatoire dans les villes
Toutes les communes concernées doivent disposer d’un RPE depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.
L’idée est de renforcer l’accompagnement des assistantes maternelles. Ce changement s’applique dans le cadre du SPPE et concerne principalement les communes de plus de 10 000 habitants, essentiellement d’Outre-Mer.
Le coût horaire de référence du CMG sera revalorisé
Le coût horaire de référence, aujourd’hui à 4,85 €, sera revalorisé en fonction de l’évolution du SMIC. Ce mode de calcul vise à harmoniser le reste à charge entre accueil individuel et collectif.
L’année 2026 s’annonce dense et structurante pour les assistantes maternelles. Revalorisation salariale, réformes administratives, amélioration du suivi médical, évolution des référentiels professionnels : chaque volet contribue à renforcer la reconnaissance et la sécurisation d’un métier essentiel pour les familles. Reste désormais à suivre de près la mise en œuvre concrète de ces mesures et les négociations encore en cours, qui pourraient encore transformer le paysage professionnel dans les mois à venir.
Une nouvelle certification vient d’être officiellement décrétée dans la petite enfance : le Titre Professionnel d’Intervenant Éducatif Petite Enfance (IEPE). Bien que décrié, ce titre marque une évolution pour les professionnelles, les structures d’accueil et les parcours de formation.
Un nouveau titre professionnel de niveau 4 reconnu par l’État
Le TP IEPE est une certification de niveau 4, créée par décret et récemment publiée.
Ce nouveau titre, inscrit dans le champ éducatif, permettra d’exercer en crèche au sein de la catégorie 1 selon le Code de la santé publique. Il est accessible aussi bien par la formation initiale via un cursus de 1400h de formation que par la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).
3 blocs de compétences clés
Le titre professionnel IEPE s’articule autour de trois blocs de compétences complémentaires :
- Répondre aux besoins fondamentaux des jeunes enfants au quotidien
- Accompagner le développement des jeunes enfants
- Accompagner les parents et l’entourage
Cette structuration permet de former des professionnelles polyvalentes, capables d’agir à la fois auprès de l’enfant, du collectif et des familles.
L’accompagnement à la VAE par Infans
L’arrivée de ce nouveau titre professionnel représente une opportunité stratégique pour les gestionnaires de crèches et les directeurs.trices.
Infans délivrera cet accompagnement en 2026, pré-inscrivez-vous dès maintenant.
Ce titre facilite le recrutement, la fidélisation des équipes et la montée en compétences des salariés, ce que permet toujours la VAE du Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture.
Les règles et les droits dans les métiers de la petite enfance évoluent au fil des réformes ou des revalorisations.
Faisons un petit point pour cette nouvelle année, quels sont les changements pour 2025 ?
La médecine du travail tant attendue se met en place !
Depuis le 2 janvier 2025, les assistantes maternelles et gardes d’enfants à domicile ont, comme tous les autres salariés, accès à la médecine du travail.
Les visites médicales sont effectuées par le Service de Prévention et de Santé au Travail National (SPSTN), en téléconsultation.
Quels sont les différents types de visite médicale ?
Le suivi des salariés répond aux obligations légales en vigueur en matière de santé au travail. Il comprendra :
- Des visites obligatoires : visite d’information et de prévention initiale, visite de reprise après un arrêt prolongé (maladie, accident du travail, maladie professionnelle, maternité) et visites périodiques,
- Des visites à la demande du salarié, du particulier employeur ou du médecin du travail,
- Des visites de pré-reprise,
- Des visites de mi-carrière (pour les salariés bénéficiant d’un dispositif de suivi individuel renforcé) et de fin de carrière,
- Des actions de prévention : conseil, information, sensibilisation face aux risques professionnels.
Un salarié doit-il passer une visite médicale pour chaque particulier employeur ?
Une assistante maternelle ou une garde à domicile ne passe qu’une seule visite, quel que soit le nombre d’employeurs.
Le temps de la visite est-il payé ou décompté du salaire ?
Le temps passé à la visite sera pris en charge par un organisme qui n’est pas encore connu à ce jour. Ce n’est pas votre employeur qui doit vous payer ce temps.
Pour en savoir plus : www.spstn.org
Les chiffres
Contrairement aux années précédentes, le montant du SMIC n’a pas augmenté au 1er janvier 2025 car il avait été réévalué en novembre 2024. Il est donc toujours de 11,88€ brut de l’heure. Concernant le salaire minimum des assistantes maternelles, il reste à 3,50€ brut de l’heure d’accueil soit 2,74€ net (Alsace-Moselle : 2,69€)
Concernant les indemnités d’entretien, elles sont établies à :
- 2,65 €, en-dessous de 6 heures 17 minutes d’accueil par jour et par enfant :
- 0,422€ par heure à partir de 6 heures 17 minutes d’accueil par jour et par enfant. Soit, 3.80€ : pour 9 heures d’accueil, 4.22€ : pour 10 heures d’accueil …
Concernant, le Complément de libre choix du mode de garde (CMG), versé par la CAF, la rémunération maximale par jour et par enfant pour que les parents puissent la toucher est de
59,40 € brut. soit 46,40 € net (Alsace-Moselle : 45,63 €).
Un nouveau vaccin obligatoire pour les tout-petits
Depuis le 1er janvier 2025, une nouvelle obligation vaccinale pour les nourrissons entre en vigueur. La vaccination contre les méningocoques ACWY remplace le vaccin contre le méningocoque C. Celle contre le méningocoque B devient également obligatoire (elle était auparavant juste conseillée) . Cette décision est due à l’augmentation des cas de méningites en France afin de mieux protéger les enfants contre les infections graves.
Pour rappel, 11 vaccins sont obligatoires.
| 1 mois | 2/4/11 mois (3 injections) | À 6 mois (avec une 2ème injection à 12 mois) | 12 mois | 16-18 mois | 6 ans | 11-13 ans |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Tuberculose (BCG)* | – Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite – Coqueluche – Méningites à Haemophilus influenzae b – Méningites, pneumonies et septicémies à pnenmocoque – Hépatite B | Méningites et septicémies à méningocoque ACWY | Rougeole, Oreillons, Rubéole (ROR) : 1ère injection | Rougeole, Oreillon, Rubéol (ROR) : 2ème injection | – Diphtérie, Tétanos, Polomyélite : rappel – Coqueluche : rappel | Diphtérie, Tétanos, Poliomylite : rappel – Coqueluche : rappel – Pour les filles et les garçon : injections à Papillomavirus humain (HPV) |
Ces recommandations sont inscrites dans le nouveau carnet de santé qui est distribué aux enfants nés depuis le 01/01/2025. On y trouve également une mise à jour des conseils aux parents et aux adolescents sur différentes thématiques comme :
- Des conseils pour élever son enfant sans violences,
- Des tableaux relatifs à l’introduction des aliments,
- Des conseils concernant le sommeil de l’enfant,
- Des repères pour dépister les troubles du neurodéveloppement,
- Des conseils sur l’utilisation des écrans.
Pour en savoir plus : www.ameli.fr
N’oubliez pas que vous avez toujours le droit et le devoir de vous former
Pour rester à la page, nous proposons une formation pour vous aider à maîtriser les aspects administratifs de votre métier. Ce contenu est régulièrement mis à jour pour avoir des informations toujours fraîches et utiles au quotidien.
Cette formation, financée par le Plan de développement des compétences, est disponible ici.
Nous savons que dans le cadre du travail à domicile, il n’est pas toujours facile de se tenir à jour de la réglementation. Alors, pourquoi ne pas profiter de cette formation ?